Astrologie - Un peu d'histoire - Pascal Patry Astrologue strasbourg

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UN PEU D'HISTOIRE

"L'origine de l'astrologie se perd dans la nuit des temps."

D'aussi loin que l'on puisse remonter, l'homme s'est toujours intéressé aux phénomènes célestes. Dès la préhistoire, les hommes observaient le ciel, en découvrant peu à peu l'ordre de l'univers, cet ordre qui fait que chaque chose a sa raison d'être, qu'elle occupe une place déterminée et essentielle dans la trame de la vie.

"En fait, l'astrologie aurait sa source première après la préhistoire, à l'époque protohistorique."

Serge Hutin, dans son livre Histoire de l'astrologie, écrit :
Il semble que les tout premiers zodiaques établis par diverses cultures antiques laissent supposer la connaissance par celles-ci d'une époque lointaine qui se situerait (d'après les estimations les plus probables) 26 000 années avant l'ère chrétienne : c'est en effet à cette époque protohistorique que les noms des signes auraient porté le même nom que les constellations qui leur faisaient exactement vis-à-vis.

Des documents sérieux attestent l'existence marquée de l'astrologie chez les Chaldéens, deux à trois millénaires avant Jésus-Christ. D'autres découvertes laissent supposer qu'on la retrouvait chez les Sumériens, au cinquième millénaire avant l'ère chrétienne.

René Berthelot, dans une étude intitulée La pensée de l'Asie et l'astrobiologie, écrit :
Une tablette ninivite du XIIe siècle avant J.-C. signale déjà la marche errante des planètes, leurs stations et leurs rétrogradations, afin de les situer dans le zodiaque.

L'astrologie s'est développée en Babylonie, en Égypte. En Assyrie et en Chaldée, chaque ville avait un poste d'observation, qui était aussi un sanctuaire, et où officiait celui qui était à la fois astrologue, savant et prêtre, ces trois fonctions étant indissociables. Il fallait alors (et il faut le faire encore) honorer et décrypter le ciel pour le saisir dans toute son essence. Astronomie et astrologie étaient confondues, car on devait étudier objectivement le ciel pour en tirer des interprétations plus subjectives sur les êtres humains.

Du berceau Chaldéen, l'astrologie gagne du terrain et se répand en Perse, en Chine, aux Indes, en Arabie, en Égypte, en Grèce. C'est dans ce dernier pays qu'elle s'établit solidement. Les grands philosophes de ce temps affirmant que les hommes étaient solidaires et interdépendants de l'univers, le terrain était bien propice pour que l'astrologie s'y implante. Alors qu'avant, elle se concentrait sur les souverains et les grands événements mondiaux, on commença à ce moment à développer l'astrologie individuelle.

"Les grands penseurs étaient loin d'ignorer l'interaction des forces cosmiques sur l'être humain."

On le voit chez Homère lorsqu'il déclare que la nature chez l'homme est constituée à l'image de la nature dans le monde ou chez Aristote qui dit que le monde est lié d'une manière nécessaire aux mouvements du monde supérieur. Toute puissance, en notre monde, est gouvernée par ces mouvements. L'astrologie commence à s'implanter dans l'occident chrétien au XIIe siècle. Mais elle se heurte d'abord à l'Église, qui craint que les dogmes de la liberté humaine et de la Providence ne s'effondrent si l'on admet que les astres ont un pouvoir sur notre volonté. C'est que l'on ignore que les astres sont les doigts de la « main de Dieu » et qu'ils n'en sont pas distincts.

Mais St-Thomas harmonise la foi astrale et la foi chrétienne lorsqu'il écrit, dans son traité de la Création :
Les corps célestes exercent par eux-mêmes une influence directe sur les corps inférieurs, mais ils n'exercent qu'une influence indirecte et accidentelle sur les puissances de l'âme… d'une manière indirecte et accidentelle, les impressions des corps célestes peuvent avoir quelque action sur notre intellect et notre volonté, dans ce sens que l'intellect et la volonté subissent quelque influence de la part des forces inférieures, c'est-à-dire des forces attachées aux organes corporels… La plupart des hommes se laissent entraîner par leurs passions, qui naissent de l'impulsion de l'appétit sensitif, et sur lesquelles peuvent influer, par conséquent, les corps célestes ; il est peu de sages qui se montrent capables de résister à ces passions. C'est pour cela que les astrologues peuvent souvent tomber juste dans leurs prédictions, surtout quand ils parlent en général ; car l'erreur est bien plus à craindre quand ils veulent particulariser, puisque rien n'empêche qu'un homme ne résiste à ses passions par le moyen de son libre arbitre. Et de là vient cette parole des astrologues eux-mêmes : sapiens homo dominatur astris, ce qui veut dire que le sage règne sur ses propres passions. On peut dire, en somme, que l'homme sage domine son étoile, et que l'ignorant est dominé par elle.

"Après que St-Thomas d'Aquin eut réconcilié l'Église et l'astrologie, cette dernière ne cessa de se répandre, gagnant la faveur des papes, des princes et des souverains, des savants de l'époque."

Durant ce XIIIe siècle, à l'école de médecine de Bologne, qui était l'une des plus réputées d'Europe, courait le dicton suivant : Un doctorat sans astrologie est comme un œil qui ne peut pas voir.

L'astrologie, à travers les siècles, a passé par des périodes d'apogée et de décadence. En 139 avant Jésus-Christ, tous les astrologues sont chassés d'Italie. Elle revient en force entre 30 avant J.-C. et 100 après J.-C., pour surpasser toutes les autres croyances. Du IIIe au Ve siècle, les astrologues sont souvent mis au ban de la société. En 533, on édicte même la peine de mort contre les mathématiciens (qui étaient en fait des astrologues), les jeteurs de sort et autres.

L'âge d'or de l'astrologie se situe de 1450 à 1650.

On publie à cette époque de nombreux livres et almanachs astrologiques, malgré l'interdiction, par la commission de l'Index le 4 décembre 1563, de publier des livres de magie, de sorcellerie et autres arts divinatoires.

En 1666, lorsque fut créée l'Académie des Sciences, Colbert exclut l'astrologie des disciplines officiellement reconnues, interdisant aux astronomes de pratiquer l'astrologie. Le 31 juillet 1682, un décret proscrivait l'impression et la diffusion d'almanachs astrologiques. À partir de 1710, on arrêta la publication d'éphémérides et autres tables astronomiques.

"L'astrologie était devenue tabou. Mais elle s'est réfugiée dans des cercles fermés comme les rose-croix, les francs-maçons et autres. Et cela malgré le fait qu'en 1850, on la considérait comme une superstition appartenant au passé."

L'astrologie resta donc dans l'ombre pendant près de deux siècles. Elle refit surface vers 1875, se réveillant peu à peu de son long sommeil. Alan Leo (1860-1917) fonda en 1896 la première revue scientifique d'astrologie Modern Astrology. En 1936 apparut en Amérique, dans une revue hebdomadaire, un horoscope concernant les douze signes astrologiques. En 1938 est créée la Fédération des astrologues américains (A. F. A.). En France, le Centre international d'astrologie (C. I. A.) voit le jour en 1946.

Depuis ce temps, l'astrologie ne cesse de croître et de s'enrichir grâce à de nombreux chercheurs qui font de nouvelles découvertes en ce domaine. Même si elle a plusieurs siècles de pratique derrière elle, il reste encore bien des vérités à mettre à jour. Alors que les astrologues anciens ne tenaient compte que des deux luminaires (Soleil, Lune) et de cinq planètes (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne), les astrologues d'aujourd'hui prennent maintenant en considération Uranus, Neptune et Pluton, soit un total de dix astres.

Théoriquement, il resterait encore deux planètes à découvrir pour que l'harmonie douze signes, douze planètes soit parfaite.

Plusieurs astrologues étudient la question et sont en voie de découverte.




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