Au fil du temps

2 août 2017


L’astrologie est pour moi un véritable chemin de connaissance où ma conscience s’ouvre aux liens étroits et intimes que mon âme entretient avec le cosmos. La prise de conscience de ce lien procure beaucoup de joie, car il parle à la vie du cœur et des sentiments.


Être au monde nous interroge sur notre essence comme une nécessité vitale. Chaque être est en quête de cette soi-connaissance, car sans cette réponse l’être est un non-sens.


D’autre part, sans cette réponse, l’être chemine sur des voies erronées car ces voies erronées sont les seules capables de lui dire : « Ce n’est pas par là, change de cap ! ». Et pendant que l’être souffre d’être à côté de qui il n’est pas il s’interroge : « Mais alors, si ce n’est pas par là, c’est par où alors » ?


C’est ici la question fondamentale de l’être : « Qui suis-je et où est-ce que je vais » ?


Il est peut-être important ici de rappeler ce que dit le Petit Robert de la langue française sur le mot religion. Le mot religion vient du latin religio qui signifie « attention scrupuleuse, vénération », le mot a aussi pour racine relegere qui signifie « recueillir, rassembler », legere signifie « ramasser », « lire », par extension religare signifie « relier ».


Être religieux c’est donc se relier. Qui plus est à plus grand que soi. Être religieux est par ailleurs une notion fondamentale dans la psychologie des profondeurs du psychiatre suisse Carl Gustav Jung.


L’astrologie a ceci de fondamental qu’en l’étudiant, l’Homme met en œuvre son esprit avec cela même dont son esprit est le support. À un moment une jonction se fait entre l’esprit de l’Homme et l’esprit de l’Univers.


Unis vers… Cette jonction est comme une illumination dans la conscience. Imaginez que les nombres se mettent à étudier les mathématiques. Ils comprendraient leur raison d’être. De la même façon, l’Homme ne peut faire l’économie d’étudier l’Univers s’il veut connaître sa raison d’être, car l’Homme est enfant du Cosmos.


L’Homme d’aujourd’hui est perdu parce qu’il est limité par un monde qui l’enserre de plus en plus.


L’Homme d’aujourd’hui se retrouve toujours plus à l’étroit. S’il veut sortir de ce carcan, il doit ouvrir son esprit à d’autres perspectives. Mais ces perspectives, il ne peut les trouver dans un monde qui s’étroitise. Il doit apprendre à élever son esprit pour abattre les murs. L’Homme doit prendre de la hauteur.


La circulation routière est balisée par une signalétique ; des panneaux, des lignes blanches, des feux. Toute cette signalétique a été mise en place pour que la circulation se passe au mieux.


Dans Genèse 1.14, le premier Livre de la Bible, et je vous invite à le vérifier, il y est dit que Dieu a mis au firmament du ciel le grand luminaire, le petit luminaire et les étoiles pour qu’ils servent de signes. La route est balisée pour la créature sur le chemin vers Dieu, c’est-à-dire vers elle-même. À elle d’en comprendre le Code de la route ! Vous n’imaginez pas à quel point c’est simple du moment que vous avez laissé tomber vos croyances. Toute cette boue qui englue la psyché du bien pensé au bien-pensant…


Avant de découvrir l’astrologie, je roulais n’importe comment sur les routes de la vie et j’admirais tous ces satellites qu’on envoie partout dans le système solaire. Je voyais s’élever tous ces engins vers le ciel pendant que moi je restais cloué au sol dans ma finitude. J’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai décidé que dorénavant celui qui allait s’élever vers les cieux et bien c’était moi !


Je suis passé de la lecture de science et vie, - où pendant 25 années d’abonnement on m’a toujours fait miroiter à la fin de chaque numéro mensuel qu’on n’avait jamais été aussi près de comprendre l’Univers - à l’étude de l’univers que je suis. Voyez-vous on peut étudier l’Univers avec des engins où avec le cœur. C’est un choix personnel. Lao Tseu a dit que l’on pouvait connaître tout l’Univers sans se déplacer. Serions-nous nous-mêmes le livre à découvrir ? Le microcosme que nous sommes n’est-il pas à l’image du macrocosme qu’est l’Univers ? Et cette découverte n’ouvre-t-elle pas la route de la vie parmi les routes de la vie ?


Depuis que j’étudie l’univers que je suis, ma volonté s’est affermie, mes ressentis et mes « jugements » aussi. Mon âme éprouve plus de grandeur, de beauté et de sagesse. Les futilités de la vie quotidienne prennent moins d’importance. L’envie de participer à la Vie et d’aider mon prochain s’accroît. Je vois de mieux en mieux les points sur lesquels je dois produire des efforts sur mon être et dans l’assurance que ce chemin m’a déjà beaucoup apportée je persévère avec enthousiasme.


Le partage et les échanges de la vie sociale sont nécessaires sur le chemin qui mène à soi, mais il importe aussi de s’aménager des moments de recueil et de calme intérieur. Faire se conjoindre, réunir son esprit à celui du grand univers, seul moyen de se ressourcer, demande d’aiguiser sa manière de penser, de ressentir et surtout une volonté. Nous savons tous que sans volonté rien de bon ne se fait.


Il importe également d’apprendre à ne pas regarder sur son voisin, voir ce qu’il fait ou ne fait pas. Il s’agit d’entrer dans ces moments de calme dans un lieu où rien de ce que nous ne voulons pas n’entre ou ne sorte.


Se mettre ainsi à l’isolement total est plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, c’est dans cette solitude, dans ce vide intérieur que le canal vers le ciel s’ouvre, car ce ciel au fond, nous le sommes. Nous l’avons oublié, il y a trop de mirages, trop de bruit. Dans 2 001 l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, le cosmonaute David Bowman s’écrit lorsqu’il est happé par le monolithe qui symbolise ce par quoi l’Homme devient intelligent : « Mon dieu c’est plein d’étoiles », avant de se voir lui-même comme enfant, adulte et vieillard. Je vous invite à revoir ce film. Oui, les cycles cosmiques auxquels nous sommes participants nous élèvent vers les hauteurs. Les étoiles sont la source à partir de laquelle l’Homme se spiritualise de plus en plus.


Nos machines sont puissantes et de très hautes technologies, mais elles n’égalent en rien ceux qui avaient encore un lien avec le ciel et qui ont construit les grandes pyramides. Ce ciel intérieur qui est nôtre, de le ranimer où pas dépend la suite de notre civilisation. On se moque trop souvent des anciens comme des sous-développés. Les meilleurs constructeurs contemporains avouent leur impuissance à comprendre comment des statues égyptiennes aux lignes parfaites ont été faites. Ils ne seraient pas capables de les refaire.


Ont dit souvent des anciens qu’ils croyaient à des trucs… Jason et la toison d’or, Hercule et les douze travaux, le marteau de Thor sont sortis de l’imaginaire d’anciens peuples se dit-on trop souvent. C’est la mythologie, rien à voir avec une réalité. Et pourtant, les mythes ne sont-ils pas ce que les anciens avaient de mieux pour décrire la psyché ?


L’apogée d’une civilisation a toujours été corrélatif de son rapport au monde céleste, et si une civilisation décline c’est pour élever à des niveaux supérieurs ce qu’elle a conquis. C’est ici que la difficulté arrive : se porter plus haut alors que l’Homme est enclin à se reposer sur ses lauriers. C’est pourquoi les civilisations déclinent les unes après les autres comme la nôtre décline à son tour.


Il est nécessaire que des consciences s’ouvrent pour faire passer notre monde dans le suivant. Ce n’est pas sans l’aide des étoiles que nous y parviendrons. C’est toujours lorsque les hommes ont su faire descendre le ciel sur la terre qu’elle a été la plus belle.


L’être profond de l’Homme est une conscience cosmique qui demande pour être conquise l’amour inconditionnel du Soleil, la moralité sans faille de Mercure, la beauté rayonnante de Vénus, le courage respectueux  de Mars, la générosité sans limite de Jupiter et le sérieux de la rigueur de Saturne.




Accueil Avoir du courage Divers Références et citations Accueil Divers