Lorsque j'étais infirmier, affecté au service d'ORL de l'hôpital Sainte Anne à Toulon, j'ai eu à m'occuper de patients atteints de cancer. Il n'y avait évidemment pas que des patients aussi gravement atteints dans le service, mais c'est ceux-là en particulier qui ont attiré mon attention. Pourquoi ?


Malgré de lourdes opérations au niveau du pharynx et du larynx, certains continuaient à fumer par leurs canules. D'autres avaient des comportements d'incompréhension face à leur maladie, d'autres encore étaient en colère, enfin certains d'entre eux trouvaient le courage et l'intelligence de se battre alors que d'autres se laissaient aller jusqu'à être emportés par la maladie.


Chaque être est unique, nous le savons tous, et c'est grâce à cette unicité que nous sommes tous différents. C'est le fait d'être unique qui me rend différent de l'autre et non pas d'être différent qui me rend unique. C'est là un point très important. Ma propre unicité est une singularité dans le monde et cette singularité n'a pas besoin de se revendiquer différentes. C'est uniquement lorsque je ne suis pas accepté dans cette singularité que je suis obligé de faire valoir mes différences pour me défendre. Or, les différences ne sont pas là pour être combattues, mais pour être cultivé, pour s'ordonner, pour se combiner, afin d'élever notre créativité et notre intelligence. C'est Saint-Exupéry qui disait : « si tu diffères de moi mon frère, loin de me léser tu m'enrichis ».


Si je suis unique, c'est que j'ai une vie à moi avec tout ce que cela comporte. Tout d'abord une vie intérieure avec ma façon d'être, avec ma façon également d'être plus ou moins impacté par mon passé, avec ma façon de percevoir le monde qui m'entoure avec plus ou moins de clarté, avec ma façon d'être en harmonie avec le reste du monde, avec ma façon de faire ou de ne pas faire, avec ma façon de me sentir plus ou moins à l'aise dans mon environnement familial, social, affectif. Mais aussi avec ma façon d'être conscient avec plus ou moins de profondeur des choses de la vie, façon d'être qui s'accompagne également d'une capacité plus ou moins importante à me détacher, une capacité plus ou moins importante à pardonner et enfin une capacité plus ou moins importante à me régénérer moi-même.


Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille et chacun d'entre nous peut rencontrer des écueils capables de déclencher dans notre psyché des dégâts parfois irréparables. Il peut arriver que nous soyons impactés au point que cela devienne traumatique pour nous. Une situation qui peut être anodine pour quelqu'un sera traumatique pour quelqu'un d'autre. Cela ne dépend pas de ce qui se passe, mais de la façon dont chacun d'entre nous vit à l'intérieur de lui-même ce qui se passe. Ainsi, certaines situations de vie nous dépassent et nous déstabilisent de sorte que nous ne sommes pas capables de nous adapter à ces situations. Alors, notre corps s'en trouve impacté : c'est la somatisation.


Apparaîtront alors des pathologies gastro-œsophagiennes, des problèmes respiratoires, des troubles fonctionnels intestinaux, de l'eczéma et d'autres désordres encore.


Parmi les causes principales, nous pouvons citer les agressions physiologiques répétées telles que les nuisances toxiques qui se trouvent de plus en plus dans l'alimentation, les nuisances infectieuses, les nuisances sensorielles et visuelles comme l'utilisation prolongée de l'ordinateur ou de la télévision, les nuisances sonores. La sédentarité, la réduction de l'activité motrice, la désynchronisation des rythmes biologiques, les traitements longs et pénibles font également partie des agressions physiologiques répétées.


Nous pouvons citer également les frustrations répétées dans la vie privée, les pertes de liberté, les situations d'emprise relationnelle, les conflits de voisinage, certaines conditions de vie pénible, la maternité, la maladie d'un proche, les privations d'activité hédoniques. Se rajoutent les situations conflictuelles qui entraînent des désordres relationnels, des conflits conjugaux ou familiaux rendant la cohabitation difficile. Sur le plan professionnel, le harcèlement et les dévalorisations ainsi que l'absence de reconnaissance accompagnée de conflits relationnels.


Notre quotidien est parsemé de ces agressions physiologiques répétées, de situations de contraintes, de situations conflictuelles, mais parfois également de situation de menace et de situations dans lesquelles nous sommes parfois dans de longues attentes.


Notre équilibre intérieur s'altère lorsque nous sommes confrontés à des deuils, des divorces, des séparations, des départs d'enfants. Mais également lors de perte d'emploi, de rétrogradation professionnelle ou lorsqu'arrive l'heure de la retraite. Les pertes financières, matérielles, les échecs personnels ou professionnels ne manquent pas de nous déstabiliser. Pour finir l'énumération non exhaustive des différentes problématiques que nous pouvons être amenées à rencontrer, je citerai les agressions telles que les agressions physiques, les accidents, les cambriolages, les situations d'enfermement ponctuel, les agressions verbales, les menaces et les paroles médicales parfois pathogènes.


Quel impact sur ma façon d'être ? Sur ma façon de mettre en lien ce qui m'arrive avec mon passé ? Sur ma façon de percevoir le monde qui m'entoure et dans lequel je suis inséré ? Où est l'harmonie là-dedans ? Que faire ou ne pas faire dans ces cas-là ? Quel est mon degré de conscience, qu’elle est la profondeur ou la superficialité avec laquelle j'aborde le problème qui se pose à moi ? Vais-je pouvoir m'en détacher ? Vais-je pouvoir en sortir indemne ?


Alors surgit, dans notre unicité, au cœur de notre psyché, au centre de notre propre fonctionnement la question suivante : « pourquoi ça m'arrive à moi et comment vais-je m'en sortir ? »


La plupart du temps, c'est notre univers émotionnel intérieur qui est touché. À partir de ce moment-là, c'est la tête qui va essayer de comprendre et trouver des solutions. Dans cette démarche de compréhension, on peut être seul ou se faire accompagner. L'important est de trouver une solution et de mettre en œuvre des actions afin que la problématique soit amoindrie, voire annulée. Tout ceci n'est pas aisé et l'on peut être débordé.


Que se passe-t-il dans notre corps lorsque nous sommes émotionnellement touchés ?


Afin de nous adapter à la situation qui se présente à nous, nous pouvons être surpris, en colère, pris par la peur, soudainement triste, avoir du dégoût ou bien encore une joie qu'il ne nous est pas possible de canaliser tant elle est importante. Notre physiologie change. Des manifestations motrices apparaissent comme des tensions musculaires. Ces tensions musculaires peuvent se situer au niveau de la tête ou des membres. Raideur de la nuque, jambes tendues, les poings serrés. Des manifestations respiratoires comme une respiration qui devient superficielle par un sentiment d'oppression ou encore une respiration rapide. Le principal centre émotionnel étend le cœur, il y aura augmentation du rythme et du débit cardiaque, augmentation de la température cutanée par vaso dilatation, afflux de sang dans le cerveau avec rougeur de la face. Au niveau digestif il pourra se produire des spasmes, spasmes pharyngée et épigastrique. Cette énumération n'est évidemment pas exhaustive, d'autres manifestations corporelles sont engendrées par l'émotion.


La psychanalyse, et notamment à travers Carl Gustav Jung, psychiatre, nous apprend que tout ce qui nous nous vient pas à la lumière de la conscience nous arrive de l'extérieur sous forme de destin. Cela signifie que tout ce qui est en moi psychiquement et qui fait partie de mon unicité, si je n'en suis pas conscient, va engendrer des événements qui auront pour but de me faire découvrir quelque chose que j'ignore de moi-même.


La médecine psychosomatique nous apprend que lorsque nous ne sommes pas capables de faire l'adéquation entre un événement qui nous arrive et notre unicité intérieure, l'énergie se répercute dans le corps et nous somatisons. Prenont une caricature : j'ai fait du mal à quelqu'un sans m'en rendre compte. Ce quelqu'un va m'envoyer une lettre pour me dire que notre relation est rompue. Comme je ne comprends pas pourquoi cette lettre m'arrive puisque je suis incapable de me rendre compte que je lui ai fait du mal, l'arrivée de cette lettre va par exemple produire des symptômes gastriques. Si je ne suis pas surpris de recevoir cette lettre parce que je sais très bien qu'elle provient du fait que j'ai fait du mal, je n'aurais pas de symptômes gastriques, peut-être le désir de me faire pardonner. Mais mon corps ne sera pas impacté de la même manière que si je ne comprends pas. Or, ce qui caractérise une somatisation dans le corps, c'est la non-compréhension de ce qui m'arrive. Une personne qui cherche à comprendre et qui ne comprend pas se rend malades. Une fois que l'on a compris, cela prend du sens et à partir du moment où on a le sens la tension se relâche. On a fait dans sa tête le chemin qui mène à la compréhension. C’est ce qui se passe tous les jours dans les tribunaux. Les victimes veulent comprendre pour être apaisées.


Nous avons donc d'un côté la psychanalyse qui nous dit qu'il va nous arriver dans la vie des événements qui sont chargés de nous faire comprendre et d'élucider ce qui se passe dans notre psyché. Je vais vous donner un exemple simple pour vous faire comprendre, à minima d'approcher ce phénomène. Vous vivez avec quelqu'un depuis cinq ans et soudainement c'est la rupture. À ce moment précis, vous vous dites : « j'ai toujours su que ça finirait comme ça ». Cela signifie que lorsque la relation a commencé vous saviez déjà comment elle allait finir. Néanmoins, il vous aura fallu cinq années pour le conscientiser. À partir de ce moment, vous prendrez peut-être conscience que ce n'est pas par amour que vous étiez avec cette personne, mais par intérêt. Intérêt financier, intérêt pour ne pas être seul(e), ou multiple intérêt encore. À ce moment-là, il sera plus difficile de surmonter votre faiblesse, c'est-à-dire celles qui vous a fait entrer dans la relation, que la rupture elle-même. Cela se nomme l’amour propre ou l’ego.


Or, la médecine psychosomatique nous apprend que cette rupture va vous mettre en colère, va vous faire mal au ventre, etc. Elle nous apprend surtout que si mon corps est impacté c'est parce que je ne comprends pas. Et qu'est-ce que je ne comprends pas ? : C'est que quelque chose en moi, que je ne veux pas voir, que je refuse de voir, que je refuse d'admettre est à l'origine de la rupture. Lorsque j'aurais accepté ma faiblesse, la tension qui se trouve dans mon corps consécutivement à ma colère va cesser et je vais retrouver un état de tension acceptable.


Avant de poursuivre et de prononcer le mot astrologie, connaissez-vous cet homme ? :


Il s’appelle Jean-Pierre.



Jean-Pierre a 4 enfants. Il est persuadé que l'être humain se réincarne, c'est là une partie de sa philosophie. Cette philosophie s'est incorporée à sa façon d'être, cette philosophie il l'a en partie élaborée sur une fine analyse de son passé, cette philosophie lui apporte une autre perception du monde, cette philosophie lui permet d'être en harmonie avec le reste du monde, cette philosophie l'entraîne dans des actes, mais cette philosophie ne lui permet pas d'être en accord avec son environnement familial. En effet, Jean-Pierre tente désespérément d'inculquer cette philosophie à ses enfants. De plus, Jean-Pierre ne comprend pas la plupart des gens dans le monde. Il dit souvent : « avec tous ces abrutis, je me demande comment on va s'en sortir ».


Jean-Pierre, je suis allé le voir à l'hôpital hier après-midi. Nous avons parlé longuement et notre conversation s'est arrêtée sur cette phrase qu'il a prononcée : « je ne comprends pas ».


Jean-Pierre est en phase terminale d'un cancer qui a atteint tout son squelette. Son : "Je ne comprends pas", faute d'être compris est en train de lui laminer le corps.


Je le connais depuis longue date et sous certains aspects c'est une personne qui est rigide, entêté, qui malgré son immense savoir fait preuve d'une étroitesse d'esprit qu'il n'arrive pas à saisir. Je connais la philosophie de Jean-Pierre sur la réincarnation et moi-même j'y adhère. Il n'a pas besoin de m'en convaincre. Néanmoins, il a essayé par son entêtement de l'inculquer à ses enfants par la force de sa conviction. Au fil du temps, ces enfants se sont éloignés de lui tout en rejetant violemment une quelconque idée de la réincarnation. Face à l'attitude de ses enfants, Jean-Pierre s'est révolté puis à redoubler d'entêtement jusqu'à peu à peu voir tout son univers familial s'éloigner de lui, y compris sa femme qui a fini par demander le divorce il y a de cela maintenant une vingtaine d'années. Il pensait dans le plus intime de lui-même que lorsque l'on était marié, c'était pour le meilleur et pour le pire, et le divorce a été pour lui un choc immense.


Jean-Pierre est tellement convaincu par la réincarnation qu'il ne voit pas son obstination, son entêtement. C'est pourquoi il ne comprend pas, il ne comprend pas pourquoi sa femme a demandé le divorce, il ne comprend pas pourquoi ces enfants se sont éloignés de lui.


Avec le temps, Jean-Pierre est devenu son propre ennemi et pourtant je peux attester chez cet homme d'une profondeur de connaissance de l'être humain comme il est rare d'en trouver.


Nous avons vu plus haut que d'après la psychanalyse un élément de notre psyché qui ne nous vient pas à la lumière de la conscience provoque des événements. La première question qui se pose est donc de savoir pourquoi les enfants de Jean-Pierre s'éloignent et sa femme divorce. Ce sont là des événements qui parlent de cette partie de la psyché que Jean-Pierre ignore de lui-même.


Comme Jean-Pierre ignore cette partie de sa psyché et qu'il ne peut pas s'en faire une représentation  - [il dit lui-même qu'il ne comprend pas]  - et bien il somatise et c'est son corps qui en fait les frais.


L'astrologie nous apprend que notre thème astral est un mandala, c'est-à-dire une représentation de notre psyché. Cette représentation de notre psyché nous permet de reconsidérer les conditionnements de notre histoire sous un angle beaucoup plus réel que ce que nous-mêmes nous pouvons nous représenter de notre propre psyché. Le thème astral peut nous aider à rassembler nos énergies, à les centrer, à les mener dans une seule direction qui est celle de notre unité, de notre totalité psychique : en nous comprenant mieux.


Peut-être le savez-vous, mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet ici, chaque organe est lié, en astrologie, à un signe du zodiaque bien particulier. Vous verrez souvent des images associant le corps humain aux constellations du Zodiaque. La constellation du Lion est à l'origine de l'organe du cœur, la tête est construite à partir des forces du Bélier, etc. Ce qui signifie que l'articulation entre notre psyché et notre corps est plus qu'étroite. C'est simplement notre niveau de conscience qui n'accède pas au fait que la totalité de notre psyché, cerveau y compris, c'est notre corps. Il y a des sages qui ont atteint un degré de maturité spirituelle telle qu'ils peuvent maîtriser complètement  et entièrement leur corps. Il est alors aisé de comprendre que lorsque notre vie émotionnelle par les événements de la vie est impactée, vie émotionnelle qui est au centre de notre psyché, et bien ce soit le corps qui est touché. L'articulation du psychisme et du corps est à la base des études de la médecine psychosomatique.


Ouvrons une parenthèse et regardons comment corps et psyché s’articulent :


- avoir les dents pointues

- c'est dur à avaler

-  ça me coupe l'appétit

- avoir la mine abattue

- avoir la tête qui décroche

- se faire de la bile

- avoir le cœur qui tape

- ça me donne des nausées

- avoir du nez

- avoir des larmes dans la voix

- avoir des sanglots dans la gorge

- pleurer toutes les larmes de son corps

- avoir les oreilles qui sifflent

- avoir des horloges dans la tête


Toutes ces expressions marquent le lien étroit entre la partie corporelle et la partie émotionnelle. Encore une fois, nous sommes du point de vue psychique et émotionnel notre corps. La médecine anthroposophique va même plus loin en disant que notre cerveau se réfléchit sur nos organes pour provoquer la pensée. Ce qui expliquerait pourquoi nous avons parfois le pressentiment que tel ou tel organe de notre corps va tomber malade, car cet organe malade se réfléchit dans notre pensée. Nous ressentons tous dans notre esprit un endroit de notre corps qui a une fragilité à l’instar du reste du corps. Mais le sujet ici n'est pas la médecine d'orientation anthroposophique.


On insiste beaucoup de nos jours sur le connais-toi toi-même. Les rayons des librairies sont fournis d’ouvrage abordant ce sujet.


Parlons maintenant du thème astral de Jean-Pierre dans les aspects qui nous préoccupent pour comprendre ce que lui-même ne comprend pas.


L’axe des nœuds lunaires est dans l’axe Sagittaire-Gémeaux dans son thème. Le nœud sud se trouve en Sagittaire et le nœud nord en Gémeaux. Que dit la littérature astrologique sur ce sujet ?


Elle dit que le natif qui porte dans son thème un nœud sud en Sagittaire a des idées trop arrêtées, qu'il a des opinions trop catégoriques, qu'il manque de diplomatie et qu'il éprouve toujours un sentiment d'injustice à son égard. Elle dit également que le natif a tout intérêt à apprendre à mieux communiquer, à apprendre à écouter, à adapter ses théories à la pratique, à jouer un rôle d'intermédiaire ou de messager en s'abaissant vers autrui pour partager les leçons que la nature lui a apprises.


Dans son livre sur la géométrie du ciel, Alexander Ruperti nous explique que dans le thème astral se trouve à la fois ce qui peut mener un homme à sa perte, comme ce qui peut le porter au sommet de son potentiel, à la sublimation.


On constatera ici dans un premier temps que Jean-Pierre n'a pas su se mettre au niveau de la vie de ses enfants. Des idées arrêtées il en avait. Notamment sur la réincarnation. Il n'a pas su communiquer ses connaissances à ses enfants mêmes si de mon côté je comprenais très bien ce qu'il disait, et encore une fois j'y adhérais complètement. Il n'a pas su adapter sa théorie en se mettant au niveau d'autrui, c'est-à-dire en descendant de quelques marches. L'attitude que lui renvoyait ses enfants produisait irrémédiablement ce sentiment d'injustice telle que la littérature astrologique le mentionne. Il se sentait incompris, mais d'un autre côté il n'était pas capable de se mettre au niveau de l'autre. Il avait des idées tellement arrêtées qu'il n'acceptait pas ou très difficilement de faire entrer dans son esprit d'autres théories, notamment les connaissances astrologiques que j'ai pu lui apporter et qui n'ont pas servi à grand-chose.


Je ne ferai pas le tour de l'ensemble du thème de Jean-Pierre, mais je m'arrêterai encore sur un point. Cette conjonction Mars Saturne en maison 7 Cancer en particulier. Pour cette conjonction, la littérature astrologique en parle comme d'une conjonction tendant vers les blocages, les freins, la frustration affective, le conflit entre le désir et le renoncement. De plus, Saturne est rétrograde, ce qui engendre de l'inhibition par obstruction et bloque le mental qui s'oppose à tout progrès et à toute évolution. La conjonction Mars Saturne entraîne également de la rigidité, de l'entêtement, une étroitesse d'esprit incapable d'élévation.


Lorsque l'on étudie l'astropsychologie, on nous apprend à aider le consultant à modifier les aspects de son thème. Ici, le travail de Jean-Pierre aurait été d'aller vers une capacité à exprimer ses émotions avec profondeur et persévérance de façon à pouvoir garder une psyché équilibrée. Or, une des caractéristiques de Jean-Pierre était de dire : « qu'est-ce que tu veux discuter avec des gens comme ça ». Il se fermait lui-même à la possibilité des échanges et de l'expression. Par peur ou par refoulements, peu importe ici pour les explications. Il y avait chez lui ce paradoxe. D’un côté il refusait le dialogue et de l’autre il disait qu’il ne comprenait pas. Dans une conjonction les énergies se fondent les unes aux autres. Saturne est le frein qui refuse et Mars l’émotion qui ne comprend pas, parce qu’elle ne peut s’exprimer du fait du frein saturnien. Aujourd’hui, ce paradoxe, c’est la douleur qu’il ressent dans les vertèbres lombaires et que la morphine tente d’apaiser. On sait en astrologie médicale que Saturne symbolise le système osseux et Mars l’agressivité. Lorsque l’émotion est colère, elle n’est pas compréhension. Lorsque la compréhension vient, la colère s’apaise. Jean-Pierre dit ne pas comprendre le conflit qui se joue en lui et tant que cela durera ; la colère (Mars) attaquera l’os (Saturne). La médecine classique appelle cela un cancer des os. En tant qu’astropsychologue je vois les choses sous un tout autre angle, celui beaucoup plus proche de la médecine psychosomatique.


De mon point de vue, Jean-Pierre devrait se demander tout d’abord si ce n’est pas lui qui est à l’origine de l’éloignement de ses enfants et du divorce de sa femme. Ce serait un bon début.


On voit dans cet exemple qui m’est proche comment ce qui est caché dans la psyché, c’est-à-dire ce qui ne nous arrive pas à la lumière de la conscience comme l’a dit le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, est source de perturbation dans notre psyché et dans notre corps.


Lorsque Jean-Pierre comprendra qu’il est la source de l’éloignement des siens et que ce qui en découle est censé lui apporter la lumière dans son esprit il ira vers le chemin de la guérison.


Jean-Pierre doit, devrait comprendre pour guérir qu’il est quelqu’un de dur, qu’il accepte cet état de fait et qu’il modifie son comportement par la prise de conscience.


Il y gagnerait en ouverture à l’autre et en compréhension de lui-même et donc en santé.


Résumons :


1/ Je suis unique


2/ Une partie de moi qui fait que je suis unique est mon thème astral


3/ Lorsque je reçois une information provenant du monde extérieur, agréable ou désagréable, je ressens des émotions.


4/ Ces émotions sont liées à mon corps et donc à mon corps astral puisque nous avons vu que le corps était formé par les constellations du Zodiaque. (Voir image ci-dessous).


5/ Si je gère et que je comprends ce qui m’arrive du monde je garde la santé parce que je comprends. L’émotion est devenue intelligence, conscience.


6/ Si je gère moins bien ou pas du tout je somatise et l’énergie de l’émotion va rester dans mon corps parce que je ne comprends pas.


7/ Dans mon unicité et pour que je m’éveille à moi-même il y a un processus psychique qui va me faire vivre des événements, ceux-là même dont j’ai besoin pour grandir. Il n’y a pas de hasard dans la vie !


8/ Si je ne comprends pas ce que je vis alors je ne me comprends pas moi-même.


9/ Si je ne me comprends pas moi-même, je somatise et je risque de tomber malade.


Plus un thème est étudié tôt dans la vie, plus il est compris (et plus ce sera la psyché qui sera comprise), plus les chances d’aller vers soi seront grandes et les raisons de tomber malades grandement diminuées.




Pascal Patry

Astropsychologue et thérapeute


Pourquoi parfois gravement malade ?

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