ZodiaqueDu point de vue de la Christologie

(1) Formation d'un Zodiaque dans l'univers


Avant que se constitue un ensemble de Trônes, Chérubins, Séraphins, il a fallu qu'existe un système solaire, c'est-à-dire que lorsqu'un soleil est assez avancé pour se réunir à nouveau avec ses planètes, il devient un espace, il devient lui-même un Zodiaque. Les Êtres sublimes dont nous avons appris qu'ils forment le Zodiaque sont la survivance d'un ancien système solaire. Ce qui a tout d'abord évolué à travers un système solaire peut ensuite agir, des confins de l'univers, concevoir et tirer de lui-même un nouveau système solaire. Si les Séraphins, les Chérubins et les Trônes constituent pour nous la Hiérarchie la plus haute, c'est parce qu'ils ont déjà passé par une évolution solaire, et se sont élevés jusqu'au grand sacrifice cosmique.


(2) La vision du Zodiaque par le disciple au moment de l'initiation


Les hautes Entités spirituelles qui ont, dès les origines saturniennes et solaires, élaboré les corps physique et éthérique de l'homme, agissent encore en lui toutes les nuits pendant qu'il dort et qu'il abandonne pour ainsi dire son corps à la mort ; elles le pénètrent et veillent sur ses systèmes sanguins et nerveux.


C'est pourquoi, lors de l'épreuve de l'initiation, on peut comprendre qu'au réveil, au moment où le C.A. entre en contact avec le C.E. pour s'y imprimer, l'homme peut voir les forces qui l'ont créé et dont il est encore imprégné ( l'image des quatre âmes-groupes et de la couronne zodiacale). Ce qui le maintient en vie et le relie à tout le Cosmos s'éclaire à ce moment de l'initiation.


(3) Le Zodiaque ne peut être perçu que par clairvoyance


L'humain est descendu de ces régions qui correspondent à ce qu'est aujourd'hui l'atmosphère. Il n'avait pas encore un C.P. dense, alors que l'animal existait déjà en chair et en os. Même à l'ère lémurienne, l'homme était encore un être "aérien". L'humanité s'est alors répartie en quatre âmes-groupes que le regard clairvoyant contemple sous forme d'images : d'un côté celle du Lion, en face celle du Taureau, en haut celle de l'Aigle, et au centre quelque chose qui ressemble déjà à un être humain. C'est ainsi que les perçoit le clairvoyant.


C'est ainsi que des ténèbres du pays de l'esprit a surgi l'être humain. La force qui l'a construit décrit une sorte d'arc-en-ciel autour de lui. Les forces plus proches du physique entourent la forme humaine à la façon d'un arc-en-ciel (...) Lorsqu'il voit apparaître ce qui vient d'être décrit, le clairvoyant a en effet l'impression que cette vision se détache sur un fond de tout autre nature qu'elle. Et ce qu'il voit ainsi, c'est ce qui fut autrefois symbolisé par le Zodiaque et ses douze signes.


(4) Dans l'antiquité les noms des signes du Zodiaque n'ont pas été attribués de façon arbitraire


Les Chérubins - cet ensemble d'entités sublimes - qui entouraient l'ancien Soleil allaient d'une part les bras ouverts à la rencontre des Archanges et, pendant la nuit solaire, tiraient d'autre part de l'élément-gaz, du brouillard solaire, les premiers rudiments physiques du règne animal. C'est pourquoi, ceux de nos ancêtres qui, par les Mystères, avaient connaissance de ces faits si importants de la cosmologie spirituelle ont appelé "cercle des animaux" ou Zodiaque l'ensemble des entités qui exerçaient leur action de tous les points du Cosmos vers l'ancien Soleil. Telle est la signification originelle du Zodiaque (...)


Il y a vraiment un rapport étroit entre le Zodiaque et les animaux en devenir sur l'ancien Soleil (...) Il ne faudrait pas croire que dans l'antiquité les noms aient été inventés de façon arbitraire, fantaisiste (...) Le Lion, l'Aigle, le Taureau et l'Homme ( ou Verseau) ne sont que les principales expressions des Chérubins car, en réalité, chacune de ces formes de Chérubins a pour ainsi dire une suite, des accompagnateurs, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Figurez-vous chacune des formes principales flanquées de deux autres et vous aurez alors, dans l'ambiance du Soleil, douze forces ou puissances qui existaient déjà en un sens au temps de l'ancien Saturne.


Maurice Nouvel - Dictionnaire de Christologie

Anthroposophie