À propos des difficultés parents / enfants

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« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,

lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,

lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et

préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent

les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux

l’autorité de rien ni de personne, alors, celle-là en toute

beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie ».


Platon


Une étude effectuée sur plus de 5 000 parents a été effectuée par des chercheurs de l’université de Louvain et a montré qu’un nombre croissant de parents consultait des thérapeutes pour des symptômes d’épuisement parental et de distanciation affective d’avec leurs enfants. Ses parents souvent proches de la dépression, parfois même de la violence ont souvent envie de disparaître de leur vie parentale.


Le rêve initial familial de fonder une famille engendre des complications qui se surajoutent à celles déjà présentes lorsqu’il s’agit de prendre la décision de concevoir un enfant. Si concevoir un enfant est un cap à franchir, ce cap devient irréversible lorsque l’enfant paraît.


Les difficultés parentales touchent autant les mères que les pères qui sont débordés par le sentiment de perdre pied, de ne plus savoir quel est leur rôle et quel impact ils peuvent encore espérer générer dans l’équilibre psychoaffectif de leurs enfants.


Dans nos sociétés d’aujourd’hui, l’enfant est devenu le centre de toute la dynamique familiale, concentrant tous les espoirs sur lui, mais apporte aussi de nombreuses frustrations pour les parents. La notion de hiérarchie est souvent perdue, car les enfants investissent une place et un rôle qui les positionnent au même niveau que leurs aînés.


La société est passée d’une période où l’enfant comptait peu sur le plan affectif, le plan de la sensibilité psychologique, à une société où les excès ne cessent d’augmenter. Ces excès concernent même les enfants en bas âge qui ont le droit de tout décider et de tout négocier à chaque instant. Par peur de ne plus être aimés par leurs enfants, les parents laissent souvent faire, les entraînant dans une grande détresse, car les enfants tels des despotes soufflent le chaud et le froid.


Les enfants deviennent ingérables entraînant les parents dans des débordements émotionnels et affectifs, dans des épuisements de plus en plus caractérisés. Ce sont ces parents en pleurs et décontenancés que l’on retrouve dans les cabinets de psychologues, de psychanalystes, de pédopsychiatres, etc.


Pourtant, les enfants difficiles sont en quête de permanence et de limite. En effet, un enfant a besoin d’adultes charismatiques, calmes, aimants, cohérents et bienveillants. Rien n’est plus destructeur pour l’enfant que d’avoir face à lui des parents désemparés, épuisés et paniqués à l’idée de ne pas pouvoir tout gérer dans la perfection. Il s’agit pour les parents de trouver et de garder la bonne place, celle qui leur permet de se sentir vraiment adultes, solides et confiants dans leur capacité parentale.


Tout au long du processus de leur développement, les enfants doivent savoir clairement ce qu’ils ont le droit de faire et les limites qu’ils ne peuvent pas dépasser. Rien n’est plus apaisant et plus réconfortant pour un jeune enfant que de savoir qu’il peut compter sur des parents cohérents, à la fois dans les signaux éducatifs que les parents lui envoient, mais également dans tous les signaux où l’enfant ressentira le couple de ses parents réellement heureux.


Dès leur naissance, les êtres humains développent de véritables antennes capables de capter toutes les informations psychologiques, toutes les modifications thymiques et affectives, ainsi que les moindres dysfonctionnements névrotiques ou comportementaux qui peuvent régner dans leur univers familial. Rien ne leur échappe jusqu’à la perception la plus fine et ils sont ainsi capables d’observer toutes les perturbations, même les plus subtiles.


La plupart du temps, le comportement difficile des enfants, comportement capricieux, agité, éternellement insatisfait ou provocant, n’a pas d’autres buts inconscients, que de détourner leurs parents de leur détresse, de leur dépression plus ou moins larvée, mais également, de mettre en exergue les difficultés du couple. Il semble toujours préférable à l’enfant, même inconsciemment, d’attirer toutes les foudres sur lui, car il agit sans que les parents s’en aperçoivent comme un véritable psychologue.


Ainsi, dans la relation entre les parents et les enfants, les parents vont voir ressurgir leur propre dilemme, leurs propres angoisses et leurs propres symptômes névrotiques.


Il s’agit là de la part de l’enfant d’une manière d’être et de faire qui dénote de véritables « actes d’amour », même si vu de l’extérieur, ils sont vécus comme autant de tentatives pour rendre la vie de leurs parents un peu plus difficile. Pourtant, ils n’ont d’autre but que celui d’alerter leurs parents sur un désordre psychique, affectif ou comportemental non décodé, n’hésitant pas à les pousser dans leurs retranchements, pour les forcer à leur donner des limites, limites si protectrices sur le plan de la construction psychique.


On pourra, dès lors, le comprendre, les difficultés parentales sont un immense malentendu entre parents et enfants, chacun essayant d’apporter du bien aux autres, tout en s’y prenant mal ou en excès : perfectionnisme et agitation jusqu’à l’épuisement pour les parents (surtout les mères), défaitisme et perte de sens pour les pères, comportement capricieux, agité, éternellement insatisfait, pour les enfants.


Les symptômes clés du dysfonctionnement global entre parents et enfants peuvent être minutieusement analysés par un astropsychologue expérimenté par, entre autres, la méthode de la Synastrie.