Votre professeur / formateur

À propos de moi - rapide biographie :


Je suis né en 1965 à Barr (Fr. 67) et j’ai grandi dans la ferme de mes grands-parents au beau milieu de la nature et des animaux. Avec mon grand-père, nous cherchions les noix à la saison des noix, nous coupions le foin à la saison des foins. Bref, nous faisions tout en fonction des rythmes de la nature. À cette époque, je baignais au cœur de la vie en toute innocence.

Puis, mon âme a commencé à s'assombrir du fait de cette difficile période à traverser à la sortie de l'enfance : l’adolescence.

Le ciel commence alors à me fasciner. Il est tellement beau qu’il me semble irréel, presque surnaturel. Je me pose dès lors, en jeune adolescent, la question de ma réalité dans ce décor céleste majestueux. C'est la période de la question existentielle : "au sein de l'univers qui suis-je ?"

Je commence à me chercher et à lire des livres d’astronomie. Je découvre les distances gigantesques entre les corps célestes, la vertigineuse vitesse de la lumière, bref, des dimensions incommensurables. Cependant, rien ne vient étancher ma soif de quête intérieure. Mon cerveau se gonflait de données que mon être intérieur n’arrivait pas à gérer.

Après des études techniques et technologiques (Brevet d'études professionnelles et Certificat d'études professionnelles en électrotechnique/électromécanique), je commence ma jeune vie d’adulte en entrant sur concours à l’école des infirmiers de la Marine nationale à Toulon. J’exercerais en fin d’études dans le service O.R.L. de l’HIA Sainte-Anne (Hôpital d’instruction des armées) durant trois années. Principalement au contact de malades souffrant de divers cancers.

En 1992, ma vie bascule. Certains événements de vie m’emmènent à consulter un médecin anthroposophe sur les conseils de ma petite amie de l’époque : le Docteur Claude Boudot qui était alors le Président des patients pour la médecine anthroposophique - APMA. Cette petite amie m’avait dit : « tu consultes un psy ou alors c’est fini entre nous ». C’est vous dire l’état de crise que je traversais.

Je commence alors un travail analytique au cours duquel je vais découvrir que le ciel étoilé que je cherchais de toute mon âme à l’adolescence au-dessus de ma tête était en fait au fond de moi ! Le ciel devenait le miroir de mon âme et il n'est vraiment pas aisé d'expliquer tout ce que comporte cette expérience. On peut en avoir une idée dans les paroles de Goethe [1] ou dans les paroles d’autres auteurs [2].

L’adage : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux », prenait dans ma conscience tout son sens. Le cosmos et moi venions de nous serrer la main ! Les étoiles si lointaines n’ont jamais été aussi proches. J’étais un microcosme, un petit univers, comme cela est écrit dans de nombreux livres et comme cela nous est transmis par toutes les grandes civilisations qui nous ont précédées — les termes microcosme et macrocosme ne vous sont sûrement pas étrangers —.

L'analyse personnelle que j'ai effectuée avec le docteur Boudot m’avait emmené par un travail commun au cœur de moi-même, au cœur de ma réalité.

Selon la psychologie des profondeurs le docteur Boudot a bien accompli son travail puisque le psychiatre Carl Gustav Jung dit : « Ce qui m'intéresse avant tout dans mon travail n'est pas de traiter les névroses, mais de me rapprocher du numineux... l'accès au numineux est la seule véritable thérapie. »

Carl Gustav Jung, dans le cadre de l’élaboration de sa psychologie analytique, rattache le numineux aux archétypes, formes symboliques innées et constitutives de l'inconscient. Le lecteur trouvera selon l’ésotérisme chrétien ces grands archétypes sur cette page, tel que je les conçois, tel que dans l'expérience intérieure je les ai vécus. Je peux donc témoigner de l’existence de ces archétypes.


Après l'expérience intérieure

que l’on peut qualifier d’holotropique ou de transpersonnelle selon les termes du psychiatre Stanislav Grof

j'avais une soif de comprendre :

« qu’est-ce que l’être humain ? »


Pour répondre à cette question j'ai comme passé une vie proche de la nature, j'ai le sens du sacré, car j'ai été élevé dans une famille chrétienne, des notions de médecine du fait de mon passé d'infirmier, l'étude de la psychologie universitaire à la faculté et dans des organismes privés, l'étude de la psychiatrie depuis bientôt 5 années, la découverte de la psychologie

des profondeurs, l’astrologie psychologique et l'anthroposophie.


La bibliographie que le lecteur trouvera sur cette page, témoigne d'une quête de savoir et de connaître, mais également de mon désir de partage. Quant à la page dédiée aux états modifiés de conscience qui se trouve sur mon site, je l’ai construite parce que le sujet, on l'aura compris, me touche évidemment de très près. Le ciel, le Cosmos est notre bien commun, nous en sommes issus, il nous a enfantés.

Comme je l'ai succinctement évoqué plus haut, après être passé par les bancs de la FAC de sciences humaines de Strasbourg (psychologie clinique), j’ai étudié l’astrologie, la psychologie des profondeurs et l’anthroposophie entre autres. J’ai ensuite étudié l’astrologie psychologique auprès du Président de la Fédération des astrologues francophones, Alain de Chivré, fervent défenseur d’une astrologie centrée sur la personne.

Ensuite, j’ai suivi les cours du CERFPA pour un perfectionnement des connaissances : le développement de l’enfant, la psychanalyse, la psychopathologie (enfant, adolescent et adulte), la psychologie sociale et la psychosomatique tout en étudiant la psychiatrie depuis maintenant 5 années.

Pour que chacun puisse découvrir ce ciel intérieur qui l'habite, j’ai rédigé des cours que je propose à toutes les personnes que le sujet passionnant de l’être humain intéresse et qui souhaitent approfondir leur connaissance pour, entre autres, s’aider elles-mêmes et aider les autres. En particulier les enfants qui ont besoin d'être accompagnés dans un monde qui se complexifie.

Aider autrui, accompagner les autres dans la vie me semble être des attitudes parmi celles qui sont à la base de notre société et de notre culture.

En dehors des cours, aider les autres est ce que je fais professionnellement maintenant depuis une dizaine d’années. En effet, les personnes en quête de réponse ou de résolution d’une problématique peuvent prendre rendez-vous avec moi.

Si vous souhaitez faire un chemin vers vous, vers l’autre, vers les autres, vers votre ou vos enfants, je vous encourage à venir vous inscrire à une session de formation. La formation n’est pas que de la technique et du savoir, mais un véritable parcours vers la découverte de soi et du monde ; un monde auquel nous participons pleinement, mais que par manque d'ouverture de conscience nous ne percevons pas dans sa globalité. Or, l'ouverture de conscience que procure l'étude correctement structurée de l'astrologie permet progressivement cette ouverture.


Étudier l'astrologie c'est faire des pas vers soi et donc des pas vers l'autre.


Si le lecteur poursuit la lecture, il comprendra les paroles que Schiller adresse à Wallenstein : « In deiner brust sind deiner schicksals Sterne - C’est dans ton cœur que se trouvent les étoiles de ton destin ».


Et l’on n’oubliera pas non plus l’astronaute David Bowman dans le film "2001 l’Odyssée de l’espace" lorsqu’il est happé par le monolithe et qu’il dit : « Mon Dieu, c’est plein d’étoiles ».


Tout au long du film ce monolithe rend l’humanité intelligente et il est plein d’étoiles !


 

Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
 & astropsychologue


__________________



[1] « Ah ! Si tu pouvais exprimer ce que tu éprouves ! Si tu pouvais exhaler et fixer sur le papier cette vie qui coule en toi avec tant d'abondance et de chaleur, en sorte que le papier devienne le miroir de ton âme, comme ton âme est le miroir d'un Dieu infini !... » Mon ami... Mais je sens que je succombe sous la puissance et la majesté de ces apparitions ».

Goethe - Les souffrances du jeune Werther



[2] - Les paroles ci-dessous parlent de l’expérience. Ce sont d’intenses sentiments qui jaillissent en l’âme de telle sorte que l’on en devient poète ! Ensuite, il faut que l’expérience se conceptualise pour pouvoir être expliquée.


À mon sens la personne qui a le mieux conceptualisé le spirituel afin de le communiquer aux autres, c’est Rudolf Steiner par l’anthroposophie.


Être inondé de lumière comme en témoignent les auteurs ci-dessous ou Goethe ci-dessus, c’est ce qui guérit, c’est ce qui fait toucher à l’Être — les psychiatres l’on comprit, notamment, comme je l’ai dit plus haut, Carl Gustav Jung ou Stanislav Grof. Ces choses sont aussi communiquées par l’œuvre littéraire de Karlfried Graf Dürckheim — mais à notre stade de développement, la béatitude n’est pas un état dans lequel on peut rester, l’expérience ne dure qu’un temps. De quelques secondes à quelques mois selon les cas.


Puis l’état de grâce disparaît et c’est ensuite que le vrai travail commence. Il s’agit de verbaliser la vie vibratoire que l’on vient de vivre, c’est-à-dire verbaliser la musique des sphères, la communion avec le divin, l’extase, le don de la grâce.


Le cerveau veut absolument comprendre ce que le cœur vient de vivre [3], car ces deux organes doivent être en adéquation. Si ce n’est pas le cas on entre dans un état de souffrance. La conscience dont le cerveau est l’instrument a besoin de se saisir de l’expérience, c’est comme cela que la conscience évolue. C’est également vrai dans la vie courante. Si vous avez des sentiments qui traînent sans que vous puissiez vous les expliquer vous n’êtes pas à l’aise et en médecine psychosomatique un tel état peut mener à la longue à une destruction d’organe.


Voici donc des exemples d’auteurs/chanteurs (ou leurs paroliers) et qui ont vécu une expérience de transcendance :


Ça t’arrive sans crier gars…/…d’un coup ça change ton décor…/…tu ne comprends pas trop ce qui t’arrive…/…les mots n’ont plus la moindre importance…/…le temps s’arrête tant que dure la grâce…/…

Céline Dion - Le Ballet


Un matin on se rappelle le premier feu d'où l'on vient, et l'élan originel qui nous a poussé si loin, un matin les murs s'effondrent sur un ciel encore plus grand…/…
Michel Sardou - Délivrance

Viens je t’emmène de l'autre côté là ou le soleil et la lune brillent en secret…/…j'ai tellement fermé les yeux, j'y ai tellement rêvé que j'y suis arrivé…/…
France Gall - Viens je t'emmène

Entrer dans la Lumière, comme un insecte fou…/…et tomber à genoux…/…
Patricia Kass - Entrer dans la lumière

Il suffira d'un signe, un matin, un matin tout tranquille et serein, quelque chose d'infime c'est certain…/…c'est écrit dans nos livres en latin, tu ris mais soi tranquille, un matin j'aurais tout ce qui brille dans mes mains…/…plus de faim de fatigue…/…les filles auront les yeux qui brillent…/…
J.J.Goldmann - Il suffira d’un signe

Il était un soir, il était une fois quelque chose et moi…/…et je n'étais plus seul au monde, et je n'avais plus peur ni froid, je vivais chaque seconde et j'étais partout à la fois…/…
Gérard Lenorman - Quelque chose et moi


Que serais-je sans toi qui vint à ma rencontre…/…j'ai tout appris de toi sur les choses humaines, qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu…/…
Aragon

Vous me mettrez avec en terre, comme une étoile au fond d'un trou.
Aragon

L'amour comme s'il en pleuvait…/…le ciel prétend qu'il te connaît…/…seule la lumière pourrait défaire nos repères secrets….on s'envolera du même quai…/…
Francis Cabrel

J'ai jamais eu les pieds sur terre…/…j'voudrais voir le monde à l'envers…/…si c'était plus beau vu d'en haut…/…j'ai comme des envies de métamorphose…/…je sens quelque chose qui m'attire vers le haut…/…je crois capter des ondes venues d'un autre monde…/…
Daniel Balavoine


Et je vis un nouveau ciel, et je vis une nouvelle terre…/…
Saint-Jean - L’Apocalypse


En nous tous réside une faculté, mystérieuse et sans pareille, de laisser derrière nous tout ce qui change avec le temps pour nous retirer au plus intime de notre soi dépouillé de tout ce qui est venu l'envelopper de l'extérieur, pour contempler, sous la forme de l'immutabilité, l'éternel en nous.
Rudolf Steiner - La philosophie de la liberté


Un chant secret prélude à nos oreilles, venez tous l'entendre à grand renfort, la voix qu'il chante est pleine de merveilles…/…
Goethe



[3] Une conversation :



« Que puis-je faire pour que ce que j'ai éprouvé revienne ? non, bien plus, pour que je puisse rester en contact avec ce que j'ai éprouvé ?


Qu'as-tu éprouvé ?


Je ne sais pas. Je sais seulement que c'était fort. Il m'en reste un tremblement intérieur.


 Beau ? Bon ?


 Bien au-delà de beau et bon. C'était simplement « cela ».


 C'est-à-dire ?


 Ce qui importe. Fort, grand. Indescriptible. Plénitude, lumière, amour. Tout cela à la fois.


 Cela t'a fait une grande impression alors ?


 Bien plus. Une impression, cela paraît tellement subjectif. C'était bien plus. C'était une présence telle que je n'en avais jamais éprouvé.


 Et toi ?


J'ai été tout à coup un autre. Complètement libre. Tout à fait moi-même et en moi-même, et en même temps relié à tout. Je ne savais plus rien et je savais tout. J'étais chargé d'une telle énergie. Et heureux au-delà de toute mesure. Pendant un instant j'ai été complètement moi-même, non, plus du tout « moi » et pourtant moi comme jamais et bien, bien plus.


 Qu'avais-tu fait avant ?


 Rien. C'est tombé sur moi tout d'un coup. Cela m'a saisi, dominé, vidé, rempli. Cela m'a porté en moi-même, anéanti, puis sorti de nouveau hors de moi. C'est tout à fait indicible.


 Et tu avais l'esprit confus ? Et le monde autour de toi, comment était-il ?


 L'esprit confus ? Absolument pas. Jamais je n'ai eu la tête aussi claire. Encore davantage je voyais ce que je n'ai jamais vu.


 Quoi ?


 L'intérieur des choses - à travers elles -, « leur noyau » [4]. Je ne peux pas le décrire. Tout avait un sens entièrement différent. C'était exactement comme c'était avant et en même temps bien plus, tout autre et justement à cause de cela tout à fait soi. - Et toi ?


 Exactement la même chose. Tout autre, un autre, et à cause de cela complètement moi-même. Je ne m'appartenais plus.


 Et maintenant ?


 Ah oui, maintenant ! Je cherche quelqu'un qui m'explique. Non - pourquoi expliquer ? - quelqu'un qui me le confirme, qui me « décharge », encore plus, qui me dirige. Je sais, c'est dans cette direction que cela se trouve.


Quoi ?


 Le sens, la raison d'être. Pourquoi justement nous sommes là. J'ai besoin de quelqu'un qui connaisse cela, oui " sache " et… »



La double origine de l’Homme - Karlfried Graf Dürckheim




[4]


« Alors, dit-elle, l'énergie est montée de l'anus, du périnée, jusqu'à la tête, elle a traversé tout le corps par le milieu. Ça a fait boum. Quand ça a atteint le nez, j'ai eu l'impression de respirer dans le tout. Mon souffle se dégageait dans le vide. Il n'y avait plus de différence entre le plein et le vide. Les paradoxes se conjoignaient, les contraires s'équiva­laient, j'avais accès à l'être des choses, le ciel et l'enfer n'étaient plus qu'un, j'étais aussi légère qu'une plume et aussi compacte qu'un bloc. Ce n'était pas seulement le désir, c'était une ouver­ture de l'être. À un moment, j'ai ouvert les yeux, j'ai vu une chaise, ce n'était plus une chaise banale, je la comprenais de l'intérieur, je touchais au divin, à une connaissance absolue dans l'instant. Je percevais les liaisons de toutes choses. J'avais accès à l'unité. Je pouvais prévoir l'avenir. Ça augmentait toujours. Je me demandais jusqu'où ça allait aller. L'énergie est montée jusqu'en haut, jusqu'à la tête, alors ce n'était plus moi, mon ego s'est dissous. Mais l'expérience n'a pas été jusqu'au bout, l'énergie n'est pas sortie, je n'ai pas pu laisser mon corps. »



Jean-Claude Maleval - La Forclusion du Nom-du-Père - Page 300

En savoir plus En savoir plus