Quest-ce quune crise ?

Les cycles planétaires mesurent les changements qui s’opèrent dans le temps.


Pour qu’un but puisse être atteint, il doit y avoir changement/mouvement et tout changement comporte inévitablement des crises.


Beaucoup de personnes s'effraient du mot crise car ils le confondent trop souvent avec le terme de « catastrophe ».


Pourtant, une crise n’est pas une épouvantable calamité. Le mot vient du grec krino « décider » et signifie simplement : moment de décision.


Une crise est un tournant, l’instant de tension, qui précède le chan­gement. Éviter la crise reviendrait à vouloir éviter de changer, ce qui est manifestement impossible sans un retour néfaste de la tension (Stress, maladie,…).


Bien que toute matière, vivante ou inanimée, soit en changement constant, seul l’Homme a la capacité de déci­sion consciente. Pour évoluer, il doit abandonner, en faveur d’un choix conscient, le comportement instinctif qui ne sert que son instinct de conservation ou ses compul­sions sociales.


La barrière à ce choix conscient, c’est « l'ego », ce que la société dit à un individu qu’il devrait être, par opposition à l’expérience du Soi qui lui dit ce qu’il est réellement.


C’est le plus souvent en conformité avec le rôle social que l'on adopte les modèles habituels de conduite.


Alors, quand vient le moment d’une décision, nous laissons ces modèles déterminer notre choix, plutôt que d’adopter une ligne de conduite résultant de notre propre vérité inté­rieure.


Malheureusement, on est toujours tenté d’éviter la prise de décision, dans l’espoir que le besoin qui la motivait disparaîtra et que les choses resteront dans une confor­table « normalité ».


Quelquefois, cette tactique paraît agir et le fil du statu quo semble ininterrompu ; toutefois, si petite soit la décision ou si insignifiante la crise, cette façon de faire est une défaite spirituelle. Refuser de déci­der ou compter sur les circonstances ou sur les autres pour prendre la décision, ne délie pas l’individu de sa respon­sabilité.


Chaque fois qu’il n’y a pas de prise de décision, les modèles instinctifs inconscients se renforcent. Ce qui n’était que lézarde dans l’enfance deviendra plus tard ornière et finalement tombeau.


Ce manque répété de déci­sions conscientes peut faire monter la tension jusqu’à ce qu’elle devienne explosive en fin de compte. On peut alors être obligé de réagir à des circonstances difficiles ou dou­loureuses qui auraient pu être évitées si l'on avait fait face, avec objectivité et courage, aux crises antérieures moindres.


La catastrophe qui en résulte ne provient pas nécessairement de la crise, mais des décisions qu'on a évitées.


Pour les astrologues humanistes, les crises ne sont pas des événements extérieurs, même si des événements extérieurs peuvent les précipiter ou conditionner leur développement. Les crises, grandes ou petites, sont essen­tiellement des opportunités de croissance, les seules oppor­tunités que l’on ait réellement.


On doit continuellement se tenir éveillé et se libérer des schémas habituels incons­cients qui empêchent la croissance spirituelle. Ainsi, deviendra-t-on capable d’utiliser les crises à des fins indi­viduelles.


Un astrologue peut déduire, des transits et pro­gressions, le rythme et la nature des crises potentielles futures. Si l’on s’attend à une forme particulière de chan­gement, à une période de transition ou à une crise de croissance, on peut se préparer à l’affronter consciemment et les yeux ouverts et on pourra alors y gagner en maturité personnelle et en épanouissement spirituel.


Cette connais­sance peut aussi aider à éviter des décisions brutales ou hâtives. De même, le sentiment de désespoir, qui surgit souvent au milieu d’une crise, peut être dissipé par la pos­sibilité astrologique de prévoir la fin du cycle.


L’astrologue huma­niste aide son consultant à comprendre les diverses phases de croissance indi­viduelle. L’astrologue entre de manière constructive et significative dans la compréhension des crises futures et des crises déjà passées par l’étude des progressions et des transits. Ce retour en arrière constitue la meilleure prépa­ration à l’affrontement des crises de croissance à venir et permettre ainsi d’entrer de façon plus consciente dans les changements nécessaires à l’évolution personnelle.





« En fin de compte, l’Homme ne devrait pas se demander qu’elle est sa raison de vivre

mais bien reconnaître que c’est à lui que la question est posée.

En un mot, chaque Homme fait face à une question

que lui pose l’existence et il ne peut y répondre

qu’en prenant sa vie en main ».


Viktor Frankl - Psychiatre



« Le sens de mon existence est que la vie me pose une question.

Ou inversement, je suis moi-même une question posée

au monde et je dois fournir ma réponse,

sinon j'en suis réduit à la réponse

que me donnera le monde ».


C. G. Jung - Psychiatre


« Puisque chaque situation, dans la vie, représente pour l'homme un défi et un problème à résoudre,

on peut effectivement retourner la question du sens de la vie.


En dernier ressort, l’homme ne devrait pas se demander quel est le sens de sa vie, mais, plutôt,

reconnaître que c’est lui qui est questionné.


En un mot, tout homme est inter­pellé par la vie ; à la vie, il ne peut répondre qu'en étant responsable…

la responsabilité est l’essence même de l'existence humaine.


Aussi ne devrait-on pas chercher un sens abstrait à la vie.

Chacun a une vocation ou une mis­sion spécifique dans la vie,

chacun doit accomplir une tâche concrète.


Il ne peut être remplacé pour cela et sa vie ne peut être répétée.


La tâche de chacun est donc aussi unique que son opportunité personnelle et spécifique de l'accomplir. »


Viktor Frankl - Psychiatre


Astrologie