Thème astral, révolutions solaires, progressions, transits, directions primaires, etc… fond parti du langage « interne ».


Le grand public ne comprend pas ce langage codé, à moins de passer des années à l’apprendre. Mais plus que cela en faire le chemin : le chemin de soi. Personne ne peut comprendre l’astrologie sans l’avoir viscéralement expérimentée.


Il en va de même chez le médecin, il ne fait pas un cours de médecine lors de la consultation. Il apporte une réponse, la plus adéquate possible, au problème de la personne.


Ma réponse concernant le service que je propose est donc très claire pour moi.


L’être humain est un être en souffrance de devenir. Et dans ce devenir, les chemins sont divers et nombreux et les expériences accompagnatrices tout aussi nombreuses.


L’être est un « Moi » potentiel, un Self comme aime à le qualifier la littérature spécialisée anglo-saxonne.


Cette potentialité est une virtualité, une réalisation possible.


Être un « je » parfaitement au clair de son histoire et du sens que porte cette histoire, de sorte à déployer tout son potentiel d’être, sans être perturbé par les affects, les émotions ou autres, est étroitement lié à la prise de conscience de ce qui en soi est inconscient.


Le thème astral est la structure archétypique de cet inconscient [1].


Ce que je propose est un accompagnement dans la prise de conscience de soi, en tenant compte des histoires et expériences des uns et des autres. De la non-conscience des mécanismes cachés en soi découlent nos histoires et trop souvent des schémas répétitifs que nous mettons à l’œuvre. L’ouverture de la conscience est le chemin qui mène à la libération l’être potentiel tissé dans son thème [2].


J’entends trop souvent des phrases comme :


« je n’ai pas voulu ça ».

« je ne comprends pas pourquoi je me retrouve dans telle situation ».

« je ne comprends pas, je n’arrive plus à m’en sortir, je ne sais plus comment avancer ».



Notes :


[1] - La définition grammaticale du mot « soi » dans le Larousse est : pronom « réfléchi » de la troisième personne et des deux genres !


Pour Carl Gustav Jung, psychiatre, auteur de la notion du « Soi », il s'agit du lieu où les contradictions des opposés s'abolissent.


L'astrophysicien Hubert Reeves appelle ce lieu le « moi profond », c'est-à-dire « ce moi qui n'est pas moi et me fait être plus que moi ».


Il est le Soi individuant qui nous fonde comme « individu » en nous remémorant nos « origines » ou notre « méta » histoire.


Par la double notion qu'il instaure d'un monde psychophysique, le Soi rejoint le transcendantal, but du processus d'individuation.


Toute quête est celle de notre unité intérieure. Nous tournons autour de ce point central de l'ensemble de ce que nous sommes comprenant les différentes couches de nos inconscients, de leur lumière, de leur ombre. On peut considérer le Soi comme le centre de notre être global et le moi comme le centre de notre conscience d'exister.


(C'est de Lui - le Soi - dont parle la Bhagavad Gîta : « Au cœur de toute créature, demeure le Maître, Ishwara, qui, par son pouvoir magique, fait tourner toutes choses et toutes créatures sur la roue universelle du temps. Prend refuge en Lui seul, de toute ton âme ; par sa grâce tu obtiendras la félicité suprême, l'état éternel… » - Dane Rudhyar - Triptyque astrologique - Éditions du Rocher)


Une fois admise la concordance psychophysique entre l'intérieur et l'extérieur, on peut concevoir qu'il n'y a pas de hasard : il n'y a que du sens ou des événements signifiants.


Se pencher sur le mandala de notre thème de naissance - en le considérant comme une représentation de notre psyché nous permet de reconsidérer les conditionnements de notre histoire sous un angle différent.


Cette image qui parle à la partie irrationnelle en nous, peut nous aider à rassembler nos énergies, à les centrer, dans une seule direction, vers l'Unité, vers le Soi dont notre idéal solaire nous montre le chemin.


En astrologie, cet idéal est inscrit au centre du symbole du Soleil lui-même : une circonférence et son point central. En ce point, le discours schizoïde qui sépare l'esprit et la matière trouve son issue dans la logique du troisième terme, tiers absent et présent, lieu du vide-plein dans une autre dimension de nous-mêmes.


Le Soi intègre et ordonne tous les opposés.


À sa lumière, le sujet désirant se transforme lui-même et n'essaie plus de transformer l'autre ou l'objet porteur de la projection de son désir.


Peut-être la maturité d'une personne pourrait-elle se mesurer au degré d'ambiguïté qu'elle peut supporter d'elle-même : le vide est plein du vin que nous n'avons pas bu et dont nous pouvons nous « griser », sans être ou noirs ou blancs.


Le Soi pourrait aussi définir l'Homme nouveau : celui qui entre consciemment dans sa « Terre promise », une terre intérieure dégagée et libérée de la submersion des émotions attachées au passé.


Elle est cette terre, dont le déluge des douleurs, des peines et remords est épongé pour que l'être puisse aborder son île fortunée et, comme Noé, y commencer une vie nouvelle.


(Mais seul peut être vraiment « homme » celui qui sera capable de surmonter l'attrait de la surface et la sécurité de l'enracinement, celui qui aura le courage de mourir au soleil de midi pour atteindre, au plus profond de son être individuel, le soleil de minuit. Dans ces ténèbres sublimes, tous les hommes sont un ; toutes les voix, silence ; et toutes les servitudes, liberté absolue.


Au centre, la gravitation cesse. La pesanteur est dépassée au moment où l'individu accepte totalement les fardeaux les plus lourds. La liberté naît de cette acceptation. Les expériences les plus amères se terminent en joie inconcevable. La suffocation se transforme en mélodie spirituelle sans fin. La souffrance apparemment insupportable se dissipe, révélant une paix que nul fardeau ne peut amoindrir, car rien ne pèse plus pour celui qui, ayant accepté la pesanteur, se trouve au centre où s'équilibrent tous les fardeaux. Dane Rudhyar - Triptyque astrologique - Éditions du Rocher)


Il est prudent de mesurer la complexité du chemin à parcourir. Nous pouvons facilement nous croire inspirés par le Soi alors que nous ne sommes que dans l'élargissement, voire dans l'inflation du moi.


À ce sujet, Carl Gustav Jung écrit : « Je ne cesse de voir que le processus d'individuation est confondu avec la prise de conscience du "moi" et qu'ainsi celui-ci est identifié avec le Soi. Par là, l'individuation devient simple égocentrisme et pur autoérotisme. »


Quoi qu'il en soit, la lecture de notre thème astral peut aider à visualiser nos difficultés et nos points forts.


Nous pouvons aller plus loin, utiliser notre thème astral pour orienter notre chemin d'individuation.


Nous sommes alors sur une voie qui contient déjà son but.


Le passage du moi au Soi se fait lorsque la subjectivité elle-même s'objective et quand l'imaginaire sait rendre ses images à leur source d'émergence.


Pour Jung, le concept du Soi correspond avant tout à l'intégration des opposés qu'il propose comme but à atteindre, bien qu'il doute que ce soit possible par la seule compréhension abstraite. Il faut passer par la sensation, par les sens, par le corps, pour intégrer ce que le Soi signifie, ce que cette unification intérieure signifie.


Elle se tient au cœur de nos paradoxes, là où « le plus grand est ce à quoi rien ne s'oppose et dans lequel le plus petit est le plus grand ».


La tradition astrologique et ses codes particuliers peuvent être remis en question. Il ne s'agit que d'une interprétation de symboles, toujours subjective. En revanche, le zodiaque en lui-même est une figure archétypale qui, par sa forme géométrique centrée, s'adresse à notre part d'inconscient structurel et collectif ; en cela, il est insubmersible et mérite notre considération.


Notre thème astral peut être un dessin abstrait ou une illustration de notre prédestination, si nous restons accrochés à notre bagage émotionnel. Il est aussi une rose des vents pour nous orienter et nous centrer à l'unisson de l'univers.


À travers tous nos paradoxes, nos victoires et nos déboires, nos amours, nous recherchons toujours la même chose qu'il nous est difficile de nommer. Le point central de notre thème natal représente ce qui pourrait combler le manque existentiel en nous.


Dans notre quête pour retrouver la source d'amour inconditionnel, dont nous avons été séparés, la rencontre des dieux du zodiaque et de leur ronde mystérieuse peut nous inciter à entrer dans leur rituel. Les personnages imaginaires qui animent la roue du temps cyclique nous emmènent alors dans la danse de leur procession mythique autour du mystère inconnaissable de nos origines.


Les hiératiques divinités du zodiaque, symboles des archétypes qui vivent en nous, tournent autour d'un point invisible au cœur de notre imaginaire et de notre nature. Comme des derviches tourneurs, nos croyances dansent à la surface de notre conscience et, au rythme de la musique des sphères, elles tentent de se libérer pour retrouver la source de leur origine et reformer unité avec elle. Portant notre flambeau, les divinités antiques du zodiaque, personnages venus du fond de notre archaïque mémoire, nous invitent à les suivre dans leur ronde autour de ce « point qui n'est point » auquel elles font éternelle allégeance.


Le mystère de ces dieux anciens réside en cette vocation à bénir à perpétuité la source médiatrice de tous nos paradoxes.


Ils nous entraînent dans un temps, sans début ni fin, alpha et oméga confondus, temps de l'éternel retour poétique au mystère de notre vie. Reflet du multiple dans l'Unique, comme un flocon de neige dont la structure offre des caractéristiques uniques dans la multitude - chaque être est unique.


Que nous croyons ou non à l'astrologie, qu'importe ! Notre incessante quête d'amour et de reconnaissance témoigne de notre aspiration au retour à l'unité intérieure, à cet amour donné et reçu dans un même élan.


Le chemin vers cette source passe, peut-être, par celui de la spirale - à l'image de notre ADN - voie aimantée par le mystère universel qui attire l'un vers l'autre les amants.


Si nous comprenons les messages de l'invisible que le zodiaque illustre - quelle que soit notre culture -, nous pouvons trouver le chemin pour rétablir en nous l'état « vierge » de nos peurs, causes de nos enfermements psychiques.


À cette condition, nous recouvrons notre innocence et, grâce à elle, l'éclosion de notre capacité à aimer. Car c'est bien la puissance de l'« aimance » qui, dans le cosmos comme dans nos vies, maintient les planètes à leur juste place et meut les étoiles de notre firmament intérieur.



[2] - « À la place des dieux de l’Olympe s’ouvrit la richesse de l’âme »,

« Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui s’est réalisé ».

Carl Gustav Jung - Psychiatre.


Quels services proposez-vous ?