S’engager sur un chemin spirituel - L'approche Psycho-Spirituelle

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S’engager sur un chemin spirituel - L'approche Psycho-Spirituelle

Pascal Patry astrologue et thérapeute à Strasbourg 67000
Publié par Pascal Patry dans Psychologie · Mardi 25 Oct 2022
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S’engager sur un chemin spirituel

L'approche Psycho-Spirituelle

Quelques points de repère pour soigner l'âme

Dans l’anthropologie chrétienne, l’être humain est constitué de trois dimensions : corps, âme et esprit.

Le corps est notre enveloppe physique, l’âme manifeste notre monde psychique et l’esprit notre dimension spirituelle.

L’âme est un lieu d’impressions, de sensations, d’émotions, de contradictions, de passions, de changements et de fluctuations.

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Note : sous la dimension spirituelle se trouve cette âme où siège nos "difficultés". Pour l'astrologue consciencieux le thème astral ou horoscope est un outil pour "voir" et "comprendre" ces difficultés.
En savoir plus :

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L’âme reflète notre personnalité et notre histoire et constitue notre univers psychologique.

Soigner l'âme…

Pour le théologien Nicolas Berdiaev, l’esprit est :

Le « lieu de rencontre de la nature divine et de la nature humaine ».

C’est donc l’âme qui fait le lien entre le corps et l’esprit.

Elle joue un rôle charnière essentiel pour la santé psychique et spirituelle de notre être.

Son état d’« âme blessée » ou « soignée » a des répercussions parfois considérables sur la qualité de notre vie quotidienne et de notre chemin spirituel.

Le schéma suivant illustre le propos :



Pourquoi l’âme est-elle blessée ?

L’âme peut être blessée par des vécus traumatiques dans l’enfance qui ont entraîné des sentiments de trahison, de rejet, d’abandon, d’humiliation ou d’injustice.

Ces traumatismes vont influencer, souvent inconsciem­ment, les relations et comportements des personnes concernées, et ce, aussi longtemps qu’un travail personnel à caractère psychologique n’a pas été accompli.

Il s’agit de faire face aux blessures de l’enfant intérieur et ainsi, transformer progressivement l’« âme blessée » en « âme soignée ».

Les Pères de l’Église parlent des passions de l’âme pour évoquer ces blessures. Ce sont les addictions liées à la nourriture, l’argent, la sexualité, la colère, la dépression et l’orgueil.

Elles peuvent être des obstacles dom­mageables sur un chemin spirituel.

Notre âme peut être aussi blessée par les aspérités de la vie ordinaire : conflits, échecs, déceptions, trahisons, deuils…

Ceux-ci prendront une amplitude d’autant plus forte qu’ils rentrent en résonance avec des bles­sures anciennes.

Ces meurtrissures de la vie sont donc aussi un défi qui nous appelle à un travail intérieur.

Pour le Père Philippe Dautais, « l’impasse psychologique et l’igno­rance spirituelle peuvent faire de l’être humain un esclave de ses pulsions, de ses humeurs et de ses passions.

Les forces de vie non assumées dans la perspective de leur accomplissement spirituel tendent à dégénérer en pulsions destructrices. Le manque d’hygiène psychologique et spirituel favorise l’intrusion du mal (...)

Soigner l’âme, la dimension psychologique de l’être, contribue à son chemin spirituel.

Soigner l’âme est une occasion de conscience et de croissance spi­rituelle qui appelle une démarche de nature psychologique.

Apaiser les blessures de l’âme peut contribuer à nourrir la foi.

Certains milieux religieux dénoncent le rôle de la psychologie dans la vie spirituelle.

Or nous ne sommes pas que Corps et Esprit.

Nous avons aussi une Âme à caractère psychique avec laquelle les deux autres instances doivent composer.

Il ne s’agit pas de psychologiser la spiritualité, mais de lui permettre d’être plus ajustée, cohérente et épanouie.

L’âme blessée, obstacle à une foi « ajustée »

Une personne qui veille au soin de l’âme tendra vers une foi « ajustée », c’est-à-dire que son éthique, ses attitudes et ses comportements seront en cohérence avec sa foi. Ses niveaux psychologique et spirituel seront harmonisés.

En effet nos blessures psychiques constituent un filtre entre nous-mêmes et le monde qui nous entoure.

L’âme blessée se manifeste par des peurs, colères, tristesses, sautes d’humeurs récurrentes ou autres états émotionnels qui ne sont pas directement en lien avec le contexte ou la réalité présente.

Ces émotions « parasites » sont causes de souffrance et, sous leur emprise, nous risquons de vivre de fortes tensions dans nos relations familiales, professionnelles et sociales.

L’âme durablement blessée est un obstacle à la capacité de la per­sonne à s’aimer et à aimer l’autre. Or, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est au cœur de l’Évangile.

Apprendre à aimer incondition­nellement est la grande finalité de la vie spirituelle.

Traiter nos peurs allège l’obstacle à l’ouverture du cœur.

Par exemple, la peur sans cause immédiate s’origine dans une bles­sure passée.

Or selon l’évangéliste Jean : « l’amour parfait bannit la crainte et celui qui craint n’est pas accompli dans l’amour ».

Or, si la peur est un obstacle à aimer, elle est obstacle à Dieu et donc au déploiement de l’Esprit en soi.

C’est une entrave psychologique qui a besoin d’être conscientisée et traitée afin de ne plus être un frein à l’ouverture du cœur et à la foi. Certes, cette peur archaïque peut aussi avoir pour effet d’amener la personne à une vie de prière et stimuler son chemin spiri­tuel, mais elle handicapera sa capacité à aimer.

Si une personne a peur des autres, de l’avenir ou de la vie, comment pourrait-elle aimer et vivre l’avenir en confiance ?

Cheminer vers une foi « ajustée » invite à travailler les disso­nances entre ses convictions spirituelles et ses comportements.

À titre d’exemples, éviter d’être chrétien le dimanche et requin le lundi ; sachant que nous sommes appelés à aimer nos ennemis, veiller à faire un travail de conscience à propos des conflits qui se présentent à nous ; si nous avons tendance à juger l’autre, projeter sur lui toute sorte de noirceur et ressasser des idées de vengeance, identifier les blessures personnelles qui nous poussent dans ce sens.

Là est le secret : accepter de voir ses blessures psychologiques. Il n’y a pas de pire conditionnement intérieur que celui qui ne reconnaît pas qu’il est conditionné. « Si je ferme les yeux, il fait nuit en plein jour », dit saint Athanase.

Il y a fort à craindre que ce qui n’a pas été regardé se représente. Si quelqu’un par exemple a divorcé plusieurs fois sans s’inter­roger sérieusement sur sa part de responsabilité et se remettre en cause, un nouveau mariage risque fort d’être un nouvel échec…

Toute personne qui s’engage sur un chemin spirituel et fait l’impasse d’une nécessaire transformation intérieure risque de s’illusionner.

Qui plus est : « Toute personne qui s’engage sur un chemin spirituel et fait l’impasse de cette nécessaire transformation intérieure risque de s’illusionner et, pire, de déformer le message profond par une interprétation non selon l’être mais selon l’ego, non selon l’homme intérieur mais relativement au mouvement des passions qui agissent dans son cœur.

Selon l’emprise des passions, l’être humain transforme facilement une religion en idéologie », explique le Père Philippe Dautais.

Soigner l’âme revient à lâcher ses vieilles blessures, ses chagrins, ses ressentiments et accomplir des deuils.

C’est accepter que ce qui a été a été, admettre par exemple d’avoir eu un parent défaillant, violent, abandonnique ou dépressif, lui-même encombré par ses propres blessures héritées de sa propre histoire de vie.

C’est mourir à l’ancien, traverser des processus de mort et de résurrection. La voie de l’unification est à ce prix au risque d’être dans le déni, la sublimation de ses failles avec pour conséquence possible le « retour du refoulé ».

C’est ainsi qu’une personne « bien sous tous rapports », « ayant la foi », « profondément chrétienne » va tyranniser son entourage, lui faire subir ses crises de colère ou ses com­portements déviants et somatisera ses blessures enfouies.

Une démarche psychologique serait alors la bienvenue.

Il ne s’agit pas d’accomplir uniquement ce qui est convenu sur le plan religieux.

Aller à la messe tous les dimanches, respecter les rituels et être gentil ne suffit pas. Il s’agit de veiller à une transformation de sa manière d’être et de faire.

Les chapitres V et VII de l’Évangile de Matthieu sont très édifiants et témoignent du travail intérieur demandé : éviter d’être dans le jugement, ne pas projeter sur l’autre des choses qui nous appartiennent, cultiver l’altruisme et l’empathie, faire un travail de réconciliation vis-à-vis des personnes avec qui nous sommes en conflit, aimer ses ennemis et prier pour ceux qui nous persécutent. Il ne s’agit pas de prescriptions moralistes mais d’invitation à une véritable mutation intérieure. C’est la condition pour « passer par la porte étroite » !

Un chemin spirituel authentique passe donc par un travail à caractère psychologique. Il exige de faire preuve d’honnêteté et de capacité de remise en cause. Il demande du courage, du discernement et une grande humilité.

Courage d’opérer des ruptures avec le passé, de faire confiance malgré une histoire difficile, de rouvrir son cœur malgré une trahison… Humilité de proposer le dialogue à un adversaire, reconnaître ses torts ou demander pardon…

Ce chemin de transformation intérieure conduit à ne plus être dans le jugement, à prendre l’autre tel qu’il est, reconnaître ce que l’on projette sur lui, l’aimer d’un amour Agapè et être en paix avec sa propre histoire.

Pacifier sa relation à l’autre et à soi-même contribue à réunifier son âme.

Un tel chemin est long et exige de la persévérance. C’est un processus permanent de prises de conscience et de conversion. Prendre soin de l’âme est le chemin de toute une vie.

Si nos vies subissent les affres du quotidien mais aussi la pesanteur de l’inconscient, soigner l’âme est une démarche de connaissance de soi, de maturité et de vérité. « Si tu veux connaître Dieu, commence par te connaître toi-même » dit Evagre le Pontique.

Soigner l’âme fait de nos blessures un point d’appui pour transformer nos ombres en lumière. Les anciennes peurs et mal-être s’évanouissent, les colères et tristesses récur­rentes s’apaisent. S’ouvre alors un cœur renouvelé pour aimer l’autre, soi-même, Dieu et la vie.

Soigner l’âme permet de :

prendre conscience du poids de ses conditionnements familiaux et sociaux et savoir s’en démarquer,
se détacher de l’agitation et la violence du monde, admettre que « nous sommes dans le monde mais pas du monde »,
rester maître de ses choix, sachant prendre une juste distance vis-à-vis des influences extérieures,
vivre au mieux ses potentialités et accepter d’accomplir les dons que le Seigneur nous a confiés,
être dans la « justesse » vis-à-vis de soi, des autres et du réel,
être en paix avec soi-même, s’être pardonné et avoir pardonné aux autres,
dire non à ses pulsions de mort et oui à ses forces de vie,
se démarquer d’une posture de victime et accueillir chaque événement comme un enseignement, une manifestation de la pédagogie divine,
être pleinement vivant, présent et aimant.

Il s’ensuit un profond sentiment de joie, de paix et d’amour.

Ce chemin vers la guérison de l’âme est un travail de chaque jour, chaque instant : observer ses pensées, ses désirs, ses pulsions, ses ambivalences, ses ambi­guïtés, ses ruminations, ses émotions ; les accueillir sans culpabilité et ou jugement.

Être un simple observateur attentif, silencieux, impartial, hon­nête, dans une attitude d’éveil, animé par un désir de progresser vers plus de sagesse et d’ouverture du cœur.

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Source : Alain-Joseph Setton

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Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
Astropsychologue
Psychanalyste

5, impasse du mai
67000 Strasbourg

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