Topo du matin un peu décousu

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Topo du matin un peu décousu

Pascal Patry astrologue et thérapeute à Strasbourg 67000
Publié par Pascal Patry dans Astropsychologie · 5 Septembre 2022
Tags: Topodumatinunpeudécousu
Topo du matin

Un peu décousu... livré tel quel...

L’astrologie a toujours permis à l’humanité d’approfondir sa perception face aux forces créatrices de la nature, dont l’espèce humaine est partie intégrante (le zodiaque c’est la vie (cf. Marcelle Sénard, Le Zodiaque) et l’être humain est tissé jusque dans sa chair par les forces du zodiaque (cf. « Et le Verbe s’est fait chair », Saint Jean).

En cela, l’astrologie est considérée comme une science et un art spirituel. C’est un art du son, un art du langage, un art de la musique des sphères.

Cette science et cet art spirituel sont fondés sur la compréhension, après observations, que tout ce qui se produit dans la vie est soumis à la loi de cause à effet, c’est-à-dire soumis à la loi du karma [1].

Le karma est une structure d’entrelacs de son, de musique.

Ces sons vont de la parfaite harmonie à l’antagonisme le plus extrême : c'est en permanence que nous ressentons, oui non, oui oui, oui mais, non parce que, etc.

Entre l’harmonie et l’antagonisme règne tout un champ de possibles.

Lorsque l’astrologie est correctement comprise, elle offre la connaissance de ces forces causales (la partition musicale) qui existent profondément enchâssées à l’intérieur de nous.

L’astrologie dans ce qu’elle apporte de connaissance sur le zodiaque, sur la position des planètes dans le zodiaque, des différents aspects que forment les planètes entre elles dans le zodiaque, n’apporte pas de manière directe et complète le pourquoi de la présence de ces forces causales qui existent profondément enchâssées à l’intérieur de nous.

Un autre chemin est encore nécessaire pour aller de la connaissance de l’astrologie à la connaissance du pourquoi des forces causales.

L’astrologie est une voie de sagesse qui laisse entrevoir à chaque être humain selon son thème astral une atmosphère, un jeu et des interactions de force qui se produisent dans la vie intérieure (le ciel intérieur).

C’est au-delà de cette atmosphère et de ces interactions de force produite par les astres, que se trouve la réalité humaine qui est à la source même de la construction et de l’organisation du ciel de naissance.

C’est pourquoi, l’art sacré qu’est l’astrologie offre un outil d’origine divine permettant à tout un chacun de briser les barrières de l’ignorance et d’obtenir ainsi une compréhension profonde de la loi de causalité : en effet, un être psycho spirituel est la cause (le point de départ) d’un thème astral.

L’être psycho spirituel est, pour chacun d’entre nous, un être à découvrir.

Il se passe donc ceci :

J’étudie l’astrologie, mais ce « je » qui étudie n’est pas l’être psycho spirituelle à découvrir !

Ce n’est pas le « Je » qui étudie qui est à la base du thème astral.

Le « Je » qui a construit le thème astral est un inconnu que je cherche.

Si donc le « je » qui étudie se reflète dans le thème astral, il ne franchira jamais le miroir pour découvrir le « Je », c’est-à-dire l’être psycho spirituel qui a produit le thème astral.

Donc, si en étudiant l’astrologie je constate un aspect et qu’à cet aspect correspond une « définition », cette dernière ne sera toujours qu’un écran à l’être véritable que je cherche.

Supposons que dans ma vie j’ai l'éprouvé (correspondant à un vécu) de l’inexistence pour moi d’une vie amoureuse. J’ouvre un livre d’astrologie et je constate que dans mon thème astral se trouve une conjonction Vénus Saturne.

Et là je lis : « déception et désillusion sur le plan sentimental ; difficulté à ressentir l’amour et l’affection ; etc. ».

Au mieux, et selon mes priorités (désir), je viens de trouver l’endroit où se cachait le vilain petit canard et lui attribuer toute ma misère affective.

Me voilà déchargé de mon problème : c’est la faute à la conjonction Vénus Saturne. Ah ! Désormais quel repos…

Au pire, je vais m’effondrer en me disant que je ne trouverai jamais l’amour de ma vie ou en tout cas que cela risque d’être extrêmement difficile à cause de cette conjonction Vénus Saturne.

Je suis un-e damné-e de l’univers. Il ne me reste plus qu’à mettre fin à mes jours où me mettre sous camisole chimique (Anti-depresseurs et compagnie) pour supporter l’enfer qui est le mien.

Entre le mieux et le pire, vous l’aurez compris, il y aura toute une panoplie de possibles.

Et chacun d’entre nous, qu’il le veuille ou non, aura la fâcheuse tendance à entrer à un endroit précis de cette panoplie de possibles. Ici réside un très grand danger.

En effet et hélas, ce que la plupart des personnes qui étudient l’astrologie n’ont pas encore compris, c’est que l’important ne réside pas entre le mieux et le pire. Je dirais que l’important est ailleurs, l’important il est dans ce « Je » psycho spirituel que je cherche et qui a construit, ou plutôt qui a décidé, de me faire naître au moment de cette conjonction Vénus Saturne pour des motifs bien précis même si je les ignore encore.

La question est donc - au-delà de ce que j’aime ou que je voudrais (principe de plaisir en psychanalyse) ; au-delà de ce qui se passe pour moi dans la vie (principe de réalité en psychanalyse) -, pourquoi ai-je donc une telle conjonction dans mon thème natal, pourquoi à travers cette conjonction j’éprouve comme j’éprouve, je pense comme je pense et ça me fait comme ça me fait ?

Quel est l’être psycho spirituel qui aurait décidé pour moi de me faire vivre une telle conjonction pour que je puisse aller à sa rencontre et le trouver ?

Ici, inévitablement, on en arrive à l’Ombre (concept d’Ombre du psychiatre Carl Gustav Jung ou du concept de Petit Gardien du Seuil de Rudolf Steiner). [2]

Il y a des articles à ce sujet sur ce blog. Article lié : Ombre

Cette quête de l’être psycho spirituel qui est notre « Je » véritable, Carl Gustav Jung l’a écrit par cette phrase :

« Nous sommes ce couple de jumeaux, dont l’un est mortel (le « je » qui étudie l’astrologie) et l'autre immortel (le « Je » qui a décidé avec une grande précision du thème astral), qui sont toujours en­semble et qui pourtant ne peuvent être totalement réunis (sauf dans la rencontre avec le Soi - Numineux - Illuminisme - Contemplation). Les processus de métamorphose cherchent à nous rapprocher de cette relation intérieure ; mais la conscience éprouve des résistances parce que l’autre en nous paraît étranger et effrayant (ça ce sont toutes les conneries qui nous passent par la tête en règle générale et en étudiant notre thème en particulier) et, comme nous ne pouvons pas nous habituer à l’idée de ne pas être l’unique maître dans notre propre maison (ça, c’est le confort que nous avons à nous mirer dans le miroir de notre propre thème astral, même si on n’en souffre !), nous pré­férerions n’être jamais que notre « moi » et rien par ailleurs. Nous sommes confrontés avec cet ami ou ennemi intérieur et, il dépend de nous qu’il soit pour nous, un ami ou un ennemi ».

Chacun d’entre nous sait ce que sont les dieux de l’Olympe pour avoir un jour entendu parler de mythologie au cours de sa scolarité : Mars, Jupiter, Vénus Aphrodite etc.

Ce sont les dieux qui constituent notre thème astral et Carl Gustav Jung a dit :

« À la place des dieux de l’Olympe, s’ouvrit la richesse de l’âme ».

N’oublions pas que la richesse de l’âme n’est obtenue que par l’expérience du Soi, c’est-à-dire par la rencontre avec notre jumeau immortel, lequel est au-delà des dieux de l’Olympe.

Or, c’est précisément le Soi (selon la dénomination de Carl Gustav Jung), que je nomme l’être psycho spirituel qui est notre véritable « Je ». En effet, sur ce point-là, ma pensée diverge de celle de Carl Gustav Jung et se rapproche beaucoup plus de la pensée de Rudolf Steiner.

Pour résumer :

La réalité de l’être que je suis se trouve dans le monde de l’esprit (mon jumeau immortel).

Cet être s’est projeté sur la terre en s’enveloppant d’un corps astral (thème astral ou dieux de l’Olympe). Ce corps astral dépend de la réalité psychique de ce qu’est cet être, car dans une vie antérieure cet être avait certaine qualité morale.

Ses qualités morales ont été construites du fait qu’il ait été guerrier (j’ai été soumis à mon roi et j’ai dû aller contre le premier commandement qui dit que tu ne tueras point), esclave (j’ai été victime d’injustice, c’est-à-dire que ma propre vie a été convoitée par autrui), architecte de pyramide (j’ai fait de grandes choses, mais j’ai taillé dans la pierre des choses divines, ce qui est interdit par le décalogue), prêtre inca (j’ai eu accès à des connaissances spirituelles, mais je les ai utilisés à mes propres fins), etc.

Tout cela n’est pas moral, tout cela n’est pas beau au sens platonicien du terme.

On comprend donc que dans ces différents cas on n’a pas le même état d’esprit, le même sens moral envers le Mal, le Beau et le Bien. (Lire "L’homme à la découverte de son âme" de Carl Gustav Jung, pour approfondir cette notion de « morale »).

Le thème astral contient donc des éléments qui marquent une problématique profonde quant à une déviation de l’être par rapport au décalogue. Je tiens juste à mentionner cela sans m’étendre. Pour approfondir lire « Le Moi, son origine et son évolution » de Rudolf Steiner.

Celui qui étudie l’astrologie porte en lui cette problématique morale et nous sommes profondément incarnés à cause justement de cette problématique morale.

"Personne n’a envie de la voir", "de la regarder en face".

Cette problématique morale que personne ne souhaite regarder en face, c’est ce que Carl Gustav Jung a nommé l’Ombre.

Une fois qu’un travail sur l’ombre a été réalisé et que l’ombre a été dépassée, alors ce qui était immoral en nous (qui est inscrit d’une manière parfaite dans le champ énergétique du thème astral) devient moral.

Si on suppose que j’ai été un roi qui a entraîné ses sujets à suivre mes quatre volontés, il est probable que je fasse de même avec ma femme et mes enfants (et qu’à un moment donné ma femme demande le divorce).

On trouvera dans le thème des marqueurs pour cela, de la même façon que j’ai évoqué la conjonction Vénus Saturne un peu plus haut.

Ce n’est qu’à partir du moment où j’en aurai assez que les gens autour de moi s’éloignent systématiquement de moi, que je vais commencer à m’interroger sur ce phénomène, sous réserve que je commence à en souffrir.

Cette situation peut par exemple être inscrite dans un nœud Sud en Bélier : "suis-moi et tais-toi !"

Ce n’est pas en suivant les conseils des livres d’astrologie qui disent qu’il faut développer le Nœud Nord en balance que la situation va se régler.

Ce qui va régler la situation, c’est d’arrêter de jouer le grand seigneur que l’on a été dans une vie précédente. (en prendre d'abord conscience).

Et ce changement demande d’affronter son Ombre. Cela demande une prise de conscience et que devant cette prise de conscience de véritables changements dans la chair se produisent.

C’est-à-dire du mal de ventre, de la constipation, etc. (les maladies psychosomatiques).

N’oublions pas que Saint Jean a dit que le verbe s’est fait chair, que les différents organes du corps humain sont liés à des constellations (bélier, taureau, gémeaux, cancer, etc.).

C’est donc à la fois dans notre chair et dans notre esprit que l’on va devoir rendre moral (c’est-à-dire amener vers le Beau quelque chose de laid) ce qui était immoral (contraire au décalogue) [1].

Une fois cela entièrement fait, on s’unit à son jumeau immortel selon Carl Gustav Jung.

Je préfère la lecture de « L’initiation » Rudolf Steiner, d’autant plus que Carl Gustav Jung et Rudolf Steiner se complètent parfaitement. Franchir le seuil, c'est accéder à l'ouverture de la vie de l'esprit, à la vie spirituelle.

On l’aura compris, ce ne sont pas tant les planètes dans les signes et en aspect qui sont importants, mais l’être qu’il reflète, l’être immoral que le thème astral reflète.

C’est l’immoralité inscrite dans le thème astral qui me sépare de mon jumeau immortel.

Je termine mon exposé quelque peu décousu !, qui au départ n’était pas prévu d’être écrit ainsi, en disant que ce qui est important ce n’est pas tellement que je sois malheureux ou malheureuse du fait d’une conjonction Vénus Saturne, mais de la réalité immorale que traduit cette conjonction.

Rien n’est mauvais dans un thème astral, car il porte en lui la solution optimale.

Si ça se trouve, je n’ai jamais aimé mon père à cause de cette conjonction Vénus Saturne.

Je peux en souffrir et sûrement que cela porte à la souffrance. Mais si je fais un travail suffisamment approfondi sur moi-même pour découvrir que l’être psycho spirituel qui est à la base de la vie de mon père est l’être même de mon père, qui dans une autre vie, m’a rendu esclave, alors je comprends avec une luminosité sans pareille la conjonction Vénus Saturne dans mon thème natal.

Si je ressens profondément cela, alors c'est une grandiose délivrance.

J'ai dit plus haut que l’important ne réside pas entre le mieux et le pire, mais que ça se situait au-delà.

Et vous savez quoi ?

Du fait de m'être délivrée de cette situation karmique avec mon père, de m'être délivré de l'habitude, en tant qu'esclave, de me réduire moi-même à aimer mon bourreau, parce qu'à l'époque de mon ancienne vie (mon jumeau resté là-haut et qui veille sur moi et qui a décidé de mon thème) et bien c'était comme ça et que c'est devenu une habitude profondément ancrée dans mon être (de me laisser faire et d'être obligé de...) dont mon karma me libère, eh bien je me mets à aimer au-delà de toute mesure (et le travail du pardon avec mon père va pouvoir commencer), au-delà de la conjonction Vénus Saturne qui n'était qu'un outil divin !

Je viens d'arriver au fameux Euréka, mais c'est bien sûr, ... tout s'explique... Quelle délivrance !

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » : paroles du Christ [3] - [4].

Le chemin d'individuation se fait par le glaive !

Tout est musique, musique des sphères, verbe cosmique, harmonie et dysharmonie, et tout nous entraîne « du moins beau » vers le plus Beau, vers l'amour et la liberté.

Je répète : vers l'amour et la liberté.

Alors je vais dire merci à ma conjonction Vénus Saturne, celle à qui j'ai attribué tant de mes souffrances, alors qu'elle m'a profondément libérée d'un schéma psychique profondément ancré.

Des manières d'être et de faire qui n'ont plus lieu d'exister.

C’est de cette manière qu’il s’agit de comprendre un thème astral.

Astrologie sacrée et non pas astrologie du désir et de l'ego terrestre !

Élevons nos âmes.

Vous n'avez pas de relation étroite avec votre mère ? Vous souffrez ? C'est normal, car ce n'est pas normal de ne pas aimer sa mère...

Allez voir un psy ou allez consulter "un vrai" astrologue...

Chimie ou travail sur l'âme et l'esprit (alchimie) ?

(Tous les exemples exposés dans ce texte ne peuvent évidemment être que des caricatures)

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Pascal Patry

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Notes :

[1] -

[2] -


[3] - « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » - Évangile selon saint Matthieu 10, 34 à 11, 1

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres :

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

[4] - Pour les personnes qui s'intéressent à la christologie









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Pascal Patry
Praticien en psychothérapie
Astropsychologue
Psychanalyste

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67000 Strasbourg
Tél. : 03 88 22 97 27
Mobile : 06 29 54 50 29

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